Face aux revendications exprimées ces derniers jours en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, à La Réunion et dans d’autres territoires ultramarins, le Gouvernement entend apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les populations.

Dans une communication diffusée ce samedi 24 octobre 2026, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a réaffirmé sa condamnation des violences et des dégradations, tout en assurant vouloir accélérer les discussions engagées avec les élus et les représentants des territoires.

Des aides financières pour les entreprises victimes de dégradations

Parmi les premières mesures présentées figure un dispositif de soutien destiné aux commerces et entreprises affectés par les récentes violences.

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Le Gouvernement prévoit notamment une prise en charge de l’activité partielle, des reports de cotisations sociales, des facilités fiscales et des aides d’urgence.

Des prêts à taux zéro pouvant atteindre 50 000 euros sont également annoncés pour accompagner les professionnels concernés.

L’objectif affiché est de permettre aux entreprises de reprendre leurs activités dans les meilleurs délais, tout en préservant les emplois.

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Des interventions attendues dans les lycées ultramarins

Les conditions d’accueil et d’enseignement dans les lycées constituent un autre dossier prioritaire, alors que plusieurs mobilisations lycéennes ont récemment eu lieu, notamment en Martinique.

La ministre annonce la poursuite d’un travail avec les collectivités territoriales et le ministère de l’Éducation nationale afin d’identifier les besoins les plus urgents.

En Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et à La Réunion, un examen établissement par établissement doit permettre de déterminer les travaux nécessaires, les projets de rénovation à engager et les difficultés administratives ou financières à résoudre.

À Mayotte, où l’État est directement responsable des constructions scolaires, les projets engagés doivent se poursuivre avec un suivi renforcé.

Vie chère, billets d’avion et frais bancaires dans les discussions

La question du pouvoir d’achat reste au cœur des préoccupations ultramarines.

Naïma Moutchou indique avoir repris dès septembre les échanges avec les parlementaires sur les moyens de lutter contre la vie chère.

Les discussions concernent notamment les prix des produits de consommation courante, les billets d’avion, les frais bancaires, les coûts d’acheminement des marchandises et les mécanismes de concurrence.

Le Gouvernement souhaite également poursuivre le parcours parlementaire d’un texte consacré à la lutte contre la vie chère, déjà adopté par le Sénat.

L’objectif annoncé est d’agir sur les mécanismes de formation des prix afin de réduire durablement les écarts constatés entre les territoires ultramarins et l’Hexagone.

Une baisse du prix du gazole envisagée dès le 1er novembre

Autre annonce concernant directement le budget des ménages : les territoires ultramarins doivent également bénéficier de l’effort national destiné à faire diminuer les prix du gazole à compter du 1er novembre 2026.

Cette mesure repose notamment sur la mobilisation des stocks stratégiques de carburant.

Toutefois, les modalités précises de son application dans les Outre-mer restent à définir, compte tenu des particularités des circuits d’approvisionnement et des systèmes locaux de fixation des prix.

À ce stade, aucune baisse chiffrée du prix à la pompe n’a été précisée pour la Martinique, la Guadeloupe ou la Guyane.

L’accès à l’eau reste une priorité dans plusieurs territoires

Le Gouvernement entend également renforcer les actions engagées pour améliorer l’accès à l’eau potable.

En Guadeloupe, les discussions doivent se poursuivre avec les collectivités et les acteurs du service public de l’eau pour répondre aux problèmes récurrents des réseaux et aux besoins d’investissement.

À Mayotte, plusieurs projets sont évoqués, dont la future usine de dessalement d’Ironi Bé, la rénovation des infrastructures et l’installation de cuves dans les établissements scolaires. Un programme prévoit également l’équipement de 13 000 foyers vulnérables.

En Guyane, les efforts doivent notamment porter sur l’approvisionnement en eau potable des communes isolées, confrontées à d’importantes contraintes géographiques.

Des engagements dont les résultats restent attendus

Au-delà de ces annonces, Naïma Moutchou assure vouloir privilégier des actions adaptées à chaque territoire plutôt qu’une succession de mesures générales.

La ministre prévoit de poursuivre ses échanges avec les élus locaux, les parlementaires et les représentants de l’État afin de préciser les moyens mobilisés et les calendriers d’intervention.

Si plusieurs dispositifs sont déjà annoncés, certaines mesures restent à concrétiser, notamment concernant les travaux dans les établissements scolaires, l’évolution des prix et les modalités de baisse du carburant.

Pour les populations ultramarines mobilisées ces derniers jours, la question sera désormais celle de la traduction de ces engagements en améliorations concrètes du quotidien.