La situation de la ressource en eau demeure préoccupante en Martinique. Alors que l’île est placée en alerte sécheresse depuis le 19 juin 2026, les précipitations enregistrées ces derniers mois n’ont pas permis de rétablir les niveaux habituels des cours d’eau.
Réuni récemment, le comité sécheresse de la Mission interservices de l’eau et de la nature (MISEN) a décidé de maintenir le niveau 2 d’alerte sur l’ensemble du territoire martiniquais.
Les mois d’août et de septembre ont été particulièrement secs, avec des cumuls de pluie représentant seulement 20 à 60 % des normales saisonnières, selon les secteurs.
Cette situation affecte directement plusieurs cours d’eau, dont les débits sont désormais inférieurs aux seuils nécessaires à la préservation de la vie aquatique. Parmi les rivières concernées figurent la Blanche, la Lézarde, la Petite Rivière, la Dumauzé, l’Oman et les Coulisses.
Des prévisions météorologiques peu encourageantes
Les perspectives pour les prochains mois ne permettent pas d’envisager une amélioration rapide.
Selon les tendances présentées par Météo-France, les précipitations pourraient rester inférieures aux normales saisonnières entre octobre et décembre 2026, tandis que les températures devraient être plus élevées que d’habitude.

Le phénomène climatique El Niño constitue également un facteur de vigilance supplémentaire, même si son influence précise sur les précipitations aux Antilles reste difficile à anticiper.
Les épisodes pluvieux ponctuels, parfois intenses, ne suffisent donc pas nécessairement à reconstituer durablement les réserves en eau.
Plusieurs restrictions d’eau restent obligatoires en Martinique
Face à cette situation, les mesures de restriction continuent de s’appliquer dans les 34 communes de Martinique.
Parmi les principales interdictions figurent :
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L’arrosage des pelouses, jardins et espaces verts entre 8 heures et 20 heures, y compris les espaces sportifs et récréatifs.
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Le lavage des voitures et des bateaux, sauf dans les installations professionnelles autorisées et pour certaines obligations réglementaires.
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Le remplissage et la vidange des piscines privées de plus de 1 m³, à l’exception de situations particulières prévues par la réglementation.
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La vidange des réservoirs d’eau potable, sauf nécessité sanitaire justifiée.
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L’alimentation des fontaines publiques en circuit ouvert, lorsque leur arrêt est techniquement possible.
Des limitations concernent également les prélèvements agricoles et certaines installations industrielles.
Des contrôles renforcés et des amendes possibles
Après plusieurs mois consacrés à l’information et à la sensibilisation de la population, les autorités annoncent un durcissement des contrôles.
Les services compétents vont intensifier leurs vérifications afin de s’assurer du respect des restrictions imposées par l’arrêté préfectoral.
Les personnes ne respectant pas ces dispositions s’exposent à une contravention de cinquième classe.
L’objectif est de limiter les consommations non essentielles pour préserver en priorité l’alimentation en eau potable, les besoins sanitaires et la sécurité civile.
La population appelée à économiser l’eau
Dans ce contexte, les autorités invitent les Martiniquais à poursuivre leurs efforts pour réduire leur consommation quotidienne.
Les habitants sont également encouragés à signaler rapidement toute fuite constatée sur le réseau public afin d’éviter des pertes supplémentaires.
Les signalements peuvent être effectués auprès des opérateurs concernés :
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ODYSSI (CACEM) : 05 96 71 20 10
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SAUR (Cap Nord, hors Trinité et Robert) : 05 96 61 98 44
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SME (Espace Sud, Trinité et Robert) : 09 69 32 97 22
Alors que la prochaine saison sèche approche, la préservation des ressources en eau constitue un enjeu majeur pour l’ensemble du territoire.
Les restrictions resteront applicables tant que les conditions hydrologiques ne permettront pas leur assouplissement.
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