L’artiste martiniquais Kalash serait-il surveillé par les autorités en raison de ses prises de position politiques ? C’est ce que laisse entendre son avocat, Me Eddy Arneton, dans un communiqué de presse diffusé ce mardi 20 octobre 2026.

Selon le conseil du chanteur, Kevin Valleray, connu sous le nom de scène Kalash, subirait depuis décembre 2024 des contrôles aéroportuaires réguliers, jugés injustifiés par sa défense, lors de ses déplacements.

Après plusieurs démarches, le cabinet d’avocats affirme avoir découvert que ces contrôles seraient liés à une inscription dans le fichier des personnes recherchées (FPR), accessible aux services de police.

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Plus précisément, cette inscription reposerait sur une supposée appartenance de l’artiste à une « mouvance d’ultra-gauche radicale ».

Un fichage qui serait lié au mouvement contre la vie chère en Martinique

Pour Eddy Arneton, ce fichage présumé serait directement lié à l’engagement de Kalash lors du mouvement de mobilisation contre la vie chère qui avait secoué la Martinique en 2024.

À cette période, l’artiste avait publiquement pris position sur la situation sociale dans l’île, dans un contexte de fortes tensions autour du coût de la vie et des revendications pour une baisse des prix.

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Son avocat estime que ces prises de position auraient conduit les autorités à considérer le chanteur comme appartenant à une mouvance politique radicale.

Le cabinet conteste fermement cette éventuelle classification, affirmant que Kalash ne représenterait aucune menace grave pour la sécurité publique ou la sûreté de l’État.

À ce stade, les éléments avancés par la défense n’ont pas fait l’objet d’une confirmation publique des autorités compétentes.

Son avocat dénonce une atteinte aux libertés fondamentales

Dans son communiqué, Me Eddy Arneton considère que cette situation soulève de sérieuses interrogations sur le respect des libertés individuelles.

Il estime que les méthodes de surveillance dénoncées constituent une atteinte à la liberté d’expression, au droit de manifester ainsi qu’à la liberté de circulation.

Pour l’avocat, la notoriété d’un artiste ne devrait en aucun cas le priver de la possibilité d’exprimer ses opinions politiques ou de participer à des mouvements sociaux.

Le cabinet rappelle également que l’exercice de ces droits fondamentaux ne saurait, à lui seul, justifier des mesures de surveillance policière.

Des démarches engagées pour faire la lumière sur ce fichage

Face à cette situation, le cabinet Arneton indique avoir saisi l’autorité compétente afin que des investigations soient menées sur les circonstances et les fondements de cette inscription présumée dans un fichier policier.

Ces démarches seraient actuellement en cours.

L’objectif est notamment de déterminer les raisons exactes de ce fichage, les éléments ayant conduit à son éventuelle mise en place et sa justification au regard de la réglementation.

Cette affaire intervient alors que la Martinique connaît une nouvelle période de tensions sociales autour de la vie chère, avec une reprise de la mobilisation depuis le lundi 19 octobre 2026.

Pour l’heure, aucune décision officielle concernant la régularité de ce fichage présumé n’a été rendue publique.