Eau en bouteille, nanoplastiques et santé : une alerte scientifique à prendre au sérieux

Longtemps perçue comme plus saine, l’eau en bouteille est aujourd’hui au cœur d’une inquiétude scientifique majeure. Des travaux récents mettent en lumière une exposition accrue aux micro- et nanoplastiques, avec des conséquences potentielles pour la santé humaine.

Rédaction ZayActu
3 min de lecture

L’eau en bouteille, symbole de pureté pour de nombreux consommateurs, n’échappe pas à la contamination plastique. Selon des chercheurs, boire quotidiennement de l’eau conditionnée dans des bouteilles en plastique entraînerait l’ingestion de dizaines de milliers de particules supplémentaires chaque année, par rapport à la consommation d’eau du robinet.

Ces particules proviennent principalement du contenant lui-même. Le processus de fabrication, le transport, le stockage et l’usure du plastique favorisent la libération de microplastiques et surtout de nanoplastiques, des fragments si petits qu’ils sont impossibles à détecter sans équipements scientifiques spécialisés.

Des particules capables de traverser l’organisme

Contrairement aux microplastiques plus connus, les nanoplastiques présentent un risque particulier en raison de leur taille extrêmement réduite. Les scientifiques expliquent qu’ils peuvent franchir certaines barrières biologiques, se retrouver dans la circulation sanguine et potentiellement atteindre des organes vitaux.

Les effets exacts sur la santé font encore l’objet de recherches, mais plusieurs pistes inquiètent la communauté scientifique : inflammation chronique, perturbations hormonales, stress oxydatif, troubles neurologiques ou encore impacts sur la fertilité. Une exposition répétée sur le long terme pourrait accentuer ces risques.

Enfants et jeunes consommateurs en première ligne

Les spécialistes attirent également l’attention sur les plus jeunes. Les enfants et adolescents, grands consommateurs d’eau en bouteille à l’école, lors des activités sportives ou des déplacements, pourraient être exposés dès le plus jeune âge à ces particules invisibles. Une situation préoccupante, alors que les effets à long terme restent encore mal connus.

Quelles alternatives pour limiter les risques ?

Face à ces constats, les experts recommandent de revoir certaines habitudes. En France, l’eau du robinet fait l’objet de contrôles sanitaires réguliers et stricts. L’utilisation de gourdes en verre ou en acier inoxydable est également encouragée afin de limiter le contact avec le plastique.

Au-delà de la santé humaine, cette problématique renvoie aussi à un enjeu environnemental plus large. Les nanoplastiques s’accumulent dans les écosystèmes et participent à une pollution durable, dont les conséquences dépassent largement le simple cadre de la consommation d’eau.

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