Le Guyana est plongé dans le deuil après le naufrage du ferry MV Barima, survenu dans la nuit de samedi à dimanche alors que le navire assurait une liaison entre Georgetown, la capitale, et Port Kaituma, localité isolée située dans la région de l’Essequibo.

Selon le dernier bilan communiqué par le Premier ministre Mark Phillips, 69 personnes ont pu être secourues, tandis que 27 corps ont été retrouvés. Les opérations de recherche se poursuivent activement pour tenter de retrouver 83 personnes toujours portées disparues.

Le ferry avait quitté Georgetown avant de traverser une portion maritime puis de remonter un cours d’eau en direction de Port Kaituma, au cœur de la forêt tropicale de l’Essequibo, un territoire faisant l’objet d’un différend frontalier entre le Guyana et le Venezuela.

Face à l’ampleur de cette catastrophe, les autorités guyaniennes ont annoncé l’ouverture d’une enquête. Celle-ci devra notamment déterminer les circonstances exactes du naufrage, depuis les opérations de chargement du navire jusqu’au déroulement du voyage.

Le Premier ministre Mark Phillips a également révélé que deux membres de l’équipage avaient été testés positifs au cannabis, un élément qui fera partie des investigations menées par les autorités.

En Martinique, cette tragédie a suscité une vive émotion. Dans un communiqué publié ce lundi 20 juillet 2026, le président du Conseil exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique a adressé ses plus sincères condoléances aux familles des victimes, tout en exprimant son soutien aux blessés, aux proches des disparus et à l’ensemble du peuple guyanien.

Il a également souligné que les liens entre les peuples de la Caraïbe et de l’espace amazonien rendent ce drame particulièrement douloureux pour la Martinique. Le président du Conseil exécutif a enfin salué le travail des équipes de secours, mobilisées dans des conditions difficiles, et a exprimé sa solidarité au président du Guyana, Dr Mohamed Irfaan Ali, ainsi qu’à toute la population guyanienne.

Les recherches se poursuivent afin de retrouver les dizaines de personnes toujours portées disparues, tandis que le pays reste dans l’attente d’un nouveau bilan.