C’est un coup dur pour le secteur touristique martiniquais. Alors que la nouvelle saison des croisières devait officiellement débuter ce mardi 20 octobre 2026 à Fort-de-France, le Coral Princess, premier navire attendu, a finalement renoncé à faire escale dans la capitale.
À son bord, 1 906 passagers qui devaient découvrir la Martinique, ses paysages, son patrimoine, sa gastronomie et ses activités touristiques.
Cette annulation intervient dans un contexte de fortes tensions sociales sur l’île, marqué depuis lundi par une reprise de la mobilisation contre la vie chère, accompagnée de barrages routiers et de plusieurs épisodes de violences dans différentes communes.
Selon Franck Sainte-Rose-Rosemond, président du conseil d’administration de la SPL Tourisme du Centre, le capitaine du navire a directement évoqué les manifestations en cours pour expliquer cette décision aux passagers.
Dans un message adressé aux voyageurs, celui-ci aurait notamment fait part de ses inquiétudes concernant les « protestations » observées en Martinique depuis lundi.
Des conséquences économiques pour les professionnels du tourisme
Au-delà de l’absence des 1 906 croisiéristes, cette annulation représente un manque à gagner pour de nombreux acteurs économiques qui comptaient sur cette première escale de la saison.

Excursionnistes, transporteurs, restaurateurs et commerçants sont directement concernés. Certains professionnels avaient déjà enregistré des réservations pour cette journée et doivent désormais faire face à leur annulation.
Pour les petites entreprises, dont certaines traversent déjà une période économique difficile, cette situation constitue une nouvelle source d’inquiétude.
La venue des paquebots de croisière représente en effet une activité importante pour plusieurs secteurs, notamment dans le centre de la Martinique, où les escales génèrent des dépenses auprès des prestataires touristiques et des commerces.
Un appel au dialogue pour préserver l’économie martiniquaise
Face à cette situation, Franck Sainte-Rose-Rosemond déplore les conséquences de cette première annulation sur l’économie locale.
Le président de la SPL Tourisme du Centre appelle à privilégier le dialogue afin de trouver des solutions aux tensions actuelles et de préserver les activités économiques du territoire.
Il insiste notamment sur la nécessité de protéger les petites entreprises et les emplois qui en dépendent, tout en condamnant les violences.
Cette annulation intervient à un moment particulièrement sensible pour la Martinique, alors que la mobilisation contre la vie chère a repris et que les perturbations touchent plusieurs secteurs d’activité.
Reste désormais à savoir si les tensions sociales auront des répercussions sur les prochaines escales programmées en Martinique. À ce stade, aucune autre annulation n’est mentionnée dans le communiqué de la SPL Tourisme du Centre.
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