L’Éducation nationale est de nouveau au cœur d’une affaire de cybersécurité. Selon plusieurs médias spécialisés et RTL, le pirate ou groupe utilisant le nom ZeroBytes affirme avoir compromis plusieurs systèmes informatiques liés à l’Éducation nationale.
La revendication fait état d’environ 43 Go de données, réparties dans plus de 2 500 fichiers et représentant près de 346 millions de lignes brutes. Ces informations couvriraient, pour certaines, une période de plus de vingt ans.
Attention toutefois : 346 millions de lignes de données ne signifient pas que 346 millions de personnes différentes seraient concernées. Une même personne peut apparaître dans plusieurs fichiers ou plusieurs lignes.
Des élèves, parents et personnels potentiellement concernés
Selon les informations actuellement disponibles, les fichiers revendiqués pourraient contenir des données concernant des élèves, y compris des mineurs, leurs responsables légaux, mais également des enseignants et d’autres personnels de l’Éducation nationale.
Parmi les informations évoquées figureraient notamment des noms et prénoms, dates de naissance, adresses, numéros de téléphone, adresses électroniques, parcours scolaires, absences, affectations, diplômes ou encore différentes informations administratives.
Des données provenant notamment des académies de Créteil et Versailles seraient présentes dans les fichiers revendiqués. Des informations issues d’I-Prof, le service utilisé par les personnels enseignants pour leur carrière, seraient également concernées.
Le ministère avait déjà confirmé une intrusion fin juillet
Cette nouvelle revendication intervient alors que le ministère de l’Éducation nationale avait déjà annoncé, le 31 juillet 2026, avoir été victime d’une intrusion frauduleuse dans l’un de ses systèmes d’information.
Le ministère indiquait alors que cette intrusion avait pu conduire à l’exfiltration de données personnelles concernant « un nombre important » de ses agents. Des investigations étaient toujours en cours afin d’établir précisément le périmètre de l’incident.
Il n’est pas établi, à ce stade, que l’ensemble des données aujourd’hui revendiquées par ZeroBytes provienne de cette intrusion.
Une revendication qui reste à authentifier
Malgré l’ampleur des chiffres avancés, la prudence reste donc nécessaire. Au mardi 18 août 2026 au matin, le ministère de l’Éducation nationale n’avait pas publiquement confirmé l’authenticité et l’étendue des quelque 43 Go de données revendiquées.
Il faudra notamment déterminer quelles bases ont réellement été compromises, combien de personnes distinctes sont concernées et si l’intégralité des informations annoncées par le pirate a effectivement été exfiltrée.
L’affaire intervient dans un contexte de multiplication des cyberattaques visant des organismes publics français. L’ANSSI indiquait en mars dernier que le secteur de l’éducation et de la recherche avait représenté 34 % des incidents de cybersécurité portés à sa connaissance en 2025.
Donnez votre avis
Soyez le premier à réagir à cet article.