Le gouvernement durcit le ton face à l’utilisation du téléphone au volant. Une instruction a été adressée aux préfets afin de généraliser à l’ensemble du territoire français la possibilité de suspendre administrativement le permis de conduire des automobilistes utilisant leur téléphone en conduisant.

Cette mesure était jusqu’à présent appliquée localement dans plusieurs départements, où les préfets avaient décidé de renforcer les sanctions face à ce comportement considéré comme particulièrement accidentogène.

Une suspension pouvant aller jusqu’à six mois

Concrètement, un automobiliste contrôlé téléphone en main pourra désormais s’exposer, selon les modalités appliquées par les préfets, à une suspension administrative de son permis pouvant aller de 15 jours à six mois.

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Cette sanction vient s’ajouter au dispositif déjà prévu pour l’usage d’un téléphone tenu en main au volant, avec une amende forfaitaire de 135 euros et un retrait de trois points sur le permis de conduire.

Jusqu’ici, la suspension du permis pour le seul usage du téléphone était notamment mise en œuvre dans certains départements à travers des décisions préfectorales. Le ministère de l’Intérieur souhaite désormais harmoniser cette politique sur l’ensemble du territoire.

Une mesure qui concernera aussi les territoires ultramarins

La généralisation étant annoncée à l’échelle nationale, les automobilistes circulant dans les territoires ultramarins sont également concernés. La Réunion avait d’ailleurs déjà mis en place un dispositif renforcé en juin 2026.

L’objectif affiché est de lutter davantage contre l’inattention au volant. Selon les données de la Sécurité routière, l’utilisation du téléphone multiplie par trois le risque d’accident. Lire un message au volant multiplierait même ce risque par 23, le conducteur détournant alors son regard de la chaussée pendant plusieurs secondes.

Les autorités entendent ainsi faire de la suspension du permis un nouvel outil dissuasif face à l’utilisation du smartphone au volant.