La situation devient difficilement tenable pour plusieurs personnels de l’Éducation nationale en Martinique. Alors que le mois d’octobre touche à sa fin, des agents employés dans le cadre de parcours emploi compétences (PEC), également appelés contrats aidés, n’ont toujours pas perçu leur rémunération depuis la rentrée scolaire.

Ces personnels occupent pourtant des fonctions essentielles au fonctionnement des établissements, notamment dans les services de vie scolaire des collèges et lycées.

Dans un communiqué diffusé ce vendredi 30 octobre 2026, le SNES-FSU Martinique dénonce les conséquences de ces retards de paiement sur des salariés déjà confrontés à une situation professionnelle précaire.

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Selon le syndicat, plusieurs situations se présentent. Certains agents continuent d’assurer leurs missions quotidiennement sans recevoir de salaire. D’autres, après avoir signé leur contrat, auraient été invités à rester chez eux dans l’attente d’une autorisation administrative permettant leur rémunération.

Plus préoccupant encore, des personnels plus âgés attendraient toujours d’être rappelés pour signer leur contrat, malgré des engagements de renouvellement pris avant la rentrée. Une situation qui les placerait dans une incertitude administrative et financière, sans possibilité, pour certains, de bénéficier des allocations chômage.

Des démarches engagées dès le début du mois d’octobre

Face à ces difficultés, le SNES-FSU Martinique indique avoir alerté les autorités rectorales dès le début du mois d’octobre.

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À cette occasion, l’administration aurait assuré au syndicat que le problème était pris en compte. Pourtant, plusieurs semaines plus tard, la situation ne serait toujours pas régularisée pour la majorité des agents concernés.

Ces retards de rémunération auraient désormais des répercussions importantes sur leur quotidien. Entre les frais de déplacement pour se rendre au travail, les dépenses courantes et les obligations bancaires, certains personnels se retrouveraient dans une situation financière particulièrement délicate.

Le syndicat s’interroge également sur la position de certains responsables d’établissements qui auraient demandé à ces agents de poursuivre leur activité, malgré l’absence de garantie concernant le versement de leurs salaires.

Le syndicat appelle les personnels concernés à ne plus travailler sans être payés

Devant l’absence de solution concrète, le SNES-FSU Martinique durcit le ton et appelle les personnels concernés à ne se présenter au travail qu’après avoir obtenu le paiement intégral des sommes qui leur sont dues.

L’organisation syndicale demande également au rectorat de procéder sans délai à la régularisation des rémunérations des agents déjà recrutés.

Elle réclame par ailleurs le respect des engagements pris par les chefs d’établissement concernant le renouvellement des contrats, notamment pour les personnels les plus âgés.

Au-delà des difficultés individuelles, le syndicat estime que cette situation menace directement le fonctionnement du service public d’éducation, ces agents participant quotidiennement à l’encadrement et à l’accompagnement des élèves.

Alors que les établissements scolaires dépendent en partie de leur présence pour assurer certaines missions, le SNES-FSU Martinique considère que ces retards de paiement ne peuvent plus se prolonger.

Pour l’heure, aucune date précise de régularisation des salaires n’est mentionnée dans le communiqué syndical.