L’affaire continue de faire réagir en Martinique. Alors qu’un habitant de Sainte-Luce, connu sous le surnom de « Mammale », a été condamné lundi 26 octobre 2026 pour apologie du terrorisme, une ancienne intervention sur les réseaux sociaux attire désormais l’attention.

Cette fois, les propos ne concernent pas l’attaque meurtrière survenue dans les Yvelines, mais le mouvement RPPRAC, engagé dans la lutte contre la vie chère en Martinique.

Une capture d’écran d’un résultat de recherche fait apparaître un commentaire daté du 1er septembre 2025, attribué à l’homme, en réaction à une mobilisation organisée devant les installations de la SARA.

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Dans cet extrait, l’auteur emploie des termes particulièrement méprisants à l’égard de personnes associées au mouvement, évoquant notamment des « petits larcins » et un « petit peuple écervelé ». Des propos qui témoignent, à tout le moins, de la virulence de cette intervention. 

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Des prises de parole qui interrogent

La réapparition de ce commentaire intervient dans un contexte particulier, quelques heures seulement après une décision de justice sanctionnant des publications bien plus graves.

Vendredi 23 octobre, l’homme avait suscité une vague d’indignation après avoir publié sur Facebook des messages semblant approuver l’attaque meurtrière commise dans les Yvelines.

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Ces déclarations avaient conduit à son placement en garde à vue dimanche matin, puis à sa comparution devant le tribunal dès le lendemain.

Si l’ancien commentaire concernant le RPPRAC est d’une nature différente, sa découverte pose la question du ton employé par l’intéressé dans certaines de ses interventions publiques. Il ne permet toutefois pas, à lui seul, d’établir que ce type de discours était récurrent.

Une condamnation assortie de plusieurs interdictions

Pour rappel, le tribunal a condamné l’habitant de Sainte-Luce à 12 mois d’emprisonnement, dont quatre avec sursis, pour apologie du terrorisme.

La décision s’accompagne notamment d’une interdiction de paraître en Martinique, d’un suivi socio-judiciaire de trois ans et d’une suspension de ses comptes sur les réseaux sociaux pendant six mois.

Aucun mandat de dépôt n’a été prononcé à l’issue de l’audience.

L’homme devra également indemniser plusieurs organisations constituées parties civiles.

Une ancienne publication à replacer dans son contexte

La capture d’écran actuellement disponible ne reproduit qu’une partie du contenu associé à cette publication de septembre 2025.

Elle ne permet donc pas de restituer l’intégralité des échanges ni de déterminer précisément le contexte dans lequel le commentaire avait été rédigé.

Il convient également de distinguer cette ancienne prise de parole des faits d’apologie du terrorisme pour lesquels l’homme a été condamné.

La réapparition de ce message apporte néanmoins un nouvel élément au débat public entourant cette affaire, désormais marquée par une condamnation judiciaire et par les interrogations suscitées par les interventions passées de l’intéressé.