Dans les établissements du second degré, les personnels en contrats PEC occupent des fonctions opérationnelles au cœur de la vie scolaire. Surveillance, gestion des absences, encadrement des élèves, leur rôle structure l’organisation quotidienne.

Le syndicat estime que leur diminution entraînera mécaniquement une surcharge de travail pour les équipes éducatives déjà fragilisées. À la clé, une dégradation du climat scolaire et des conditions d’accueil des élèves, dans un contexte marqué par des problématiques sociales et éducatives de plus en plus complexes.

Des écoles primaires fragilisées au quotidien

Dans le premier degré, ces contrats constituent un appui essentiel au fonctionnement des écoles. Les agents assurent des missions administratives, logistiques et d’accompagnement des élèves.

Leur réduction progressive risque, selon le SE-UNSA, d’accentuer les difficultés organisationnelles. Les enseignants pourraient se retrouver davantage mobilisés sur des tâches périphériques, au détriment de leur mission pédagogique.

Un signal négatif pour l’emploi en Martinique

Au-delà de l’école, la mesure interroge sur le plan économique. Les contrats Parcours Emploi Compétences représentent une porte d’entrée vers l’emploi pour des publics souvent éloignés du marché du travail.

Dans un territoire où le chômage reste élevé, leur diminution est perçue comme un recul. Le syndicat souligne que ces dispositifs participent à l’insertion professionnelle et à la stabilité sociale.

Une décision en décalage avec les réalités démographiques

La Martinique est confrontée à un vieillissement rapide de sa population. Dans ce contexte, le maintien de services publics efficaces et le soutien à l’emploi apparaissent comme des leviers essentiels.

Pour le SE-UNSA, réduire les effectifs d’accompagnement dans les écoles fragilise l’encadrement des jeunes générations, alors même que les équilibres sociaux sont sous tension.

Des risques sociaux pointés

Le syndicat met également en garde contre des effets indirects. Moins de personnel dans les établissements signifie, selon lui, moins de prévention et d’encadrement.

À terme, cela pourrait favoriser le décrochage scolaire et, par ricochet, accentuer certains phénomènes de délinquance, dans un contexte local déjà sensible.

Un appel au dialogue avec les autorités

Face à cette situation, le SE‑UNSA Martinique réaffirme son opposition à la baisse des contrats PEC. Il demande leur maintien, voire leur renforcement, et appelle à l’ouverture d’un dialogue avec les acteurs de terrain.

Objectif affiché, adapter les décisions aux réalités spécifiques de la Martinique et garantir une école publique capable d’assurer ses missions dans de bonnes conditions.

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