Dans leur lettre ouverte datée du 9 juin 2026, les signataires expriment leur « profonde incompréhension » et leur « vive indignation » face aux conditions de publication des résultats de première année des études de santé à l’Université des Antilles.
Selon eux, les seuils provisoires communiqués plusieurs jours auparavant se sont révélés très éloignés des seuils définitifs finalement retenus. En médecine notamment, le seuil d’admissibilité serait passé de 14,5 à 15,7, un écart jugé particulièrement important pour les étudiants concernés.
Les auteurs de la lettre s’interrogent sur les raisons ayant conduit à la diffusion de chiffres aussi différents et réclament des explications publiques et détaillées de la part de l’établissement.
Des conséquences sur la préparation des oraux
Cette situation aurait eu des répercussions directes sur de nombreux étudiants. Certains pensaient être admis directement dans leur filière sans avoir à passer les épreuves orales. La révision des seuils les contraint désormais à se préparer dans l’urgence à ces examens décisifs.
Les signataires dénoncent une situation qu’ils considèrent comme contraire à l’égalité des chances, alors même que les préparations aux oraux ont déjà commencé et que les étudiants sortent d’une année particulièrement exigeante sur les plans académique et psychologique.
Retards et absence de classement
La lettre évoque également plusieurs autres dysfonctionnements : des relevés de notes transmis tardivement, des seuils d’admissibilité modifiés après leur première publication et l’absence de classement définitif au moment de la rédaction du courrier.
Or, ce classement est jugé indispensable pour permettre aux candidats de prendre des décisions éclairées concernant leur orientation et leur stratégie pour les épreuves orales.
Pour certains étudiants, ces informations sont essentielles afin d’arbitrer entre une admission directe dans une filière et la possibilité de tenter leur chance dans une autre spécialité via les oraux.
Une inquiétude pour la santé mentale des étudiants
Les auteurs du texte alertent également sur les conséquences psychologiques de cette situation. Ils rappellent que la première année des études de santé est déjà réputée pour son niveau d’exigence et la pression qu’elle exerce sur les étudiants.
Selon eux, l’incertitude créée par ces changements de dernière minute risque d’affecter la confiance des candidats au moment même où ils doivent se préparer à des épreuves déterminantes pour leur avenir.
Ils s’inquiètent notamment du sort des étudiants situés à la limite des seuils d’admissibilité, qui doivent composer avec des informations qu’ils jugent incomplètes ou tardives.
Des demandes adressées à l’Université
Face à cette situation, les signataires demandent à l’UFR Santé de l’Université des Antilles de fournir rapidement des explications sur l’origine des écarts constatés, de publier les classements attendus par les étudiants et de garantir un calendrier clair pour la suite de la procédure.
Ils réclament également la mise en place de mesures permettant de préserver l’égalité des chances entre les candidats et de limiter les conséquences de cette situation sur la préparation des épreuves orales.
Pour les étudiants mobilisés, au-delà des chiffres et des classements, ce sont des parcours, des vocations et l’avenir de nombreux jeunes Antillais qui sont aujourd’hui concernés.
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