Les autorités sanitaires ont alerté, ce vendredi 21 août 2026, les consommateurs sur la commercialisation de plusieurs références de préservatifs non conformes ou présentant des défauts en France.

L’alerte porte sur deux situations distinctes. D’un côté, plus de 40 000 préservatifs ne répondant pas aux exigences européennes auraient déjà été vendus, principalement sur Internet. De l’autre, environ 260 000 préservatifs correspondant à deux références font l’objet de rappels après la mise en évidence de défauts susceptibles de compromettre leur efficacité.

Des risques d’éclatement et de perforation

Des contrôles réalisés sur des préservatifs commercialisés en magasins et en pharmacies ont permis d’identifier deux références qui disposaient pourtant d’un marquage CE.

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Les analyses en laboratoire ont révélé un risque d’éclatement pour l’une des références et la présence de perforations pour l’autre. Environ 260 000 unités sont ainsi concernées par des procédures de rappel.

Parmi les produits concernés figurent notamment les préservatifs SAFE de Friday Bae et les préservatifs en latex naturel ultra fins de My Lubie.

Ces produits ont notamment été commercialisés en pharmacies, dans différentes enseignes et sur des plateformes de vente en ligne.

Plus de 40 000 préservatifs non conformes vendus sur Internet

Parallèlement à ces rappels, les autorités ont identifié une trentaine de références proposées sur des places de marché en ligne et ne répondant pas aux exigences européennes.

Environ 1 000 boîtes, représentant plus de 40 000 préservatifs, auraient déjà été écoulées sur Internet, principalement par l’intermédiaire de distributeurs asiatiques.

Plusieurs produits concernés étaient dépourvus du marquage CE ou d’une évaluation de conformité européenne. Pour une partie d’entre eux, les informations figurant sur l’emballage n’étaient également pas disponibles en français.

Plusieurs références des marques Okamoto et Sagami, initialement destinées au marché japonais, sont notamment concernées.

Quels risques pour les utilisateurs ?

Le préservatif constitue à la fois un moyen de contraception et une protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST).

Un préservatif présentant une perforation ou susceptible d’éclater peut donc ne plus assurer correctement cette protection. Les principales conséquences sont notamment un risque de grossesse non désirée et une exposition aux infections sexuellement transmissibles.

Les personnes ayant utilisé un préservatif concerné sont invitées à rester vigilantes. Un dépistage des IST peut notamment être envisagé en cas de rapport potentiellement à risque. Un test de grossesse peut également être effectué en cas de retard de règles.

Les consommateurs appelés à vérifier leurs produits

Une vigilance particulière est recommandée lors de l’achat de préservatifs sur Internet, notamment lorsque les produits sont proposés par des vendeurs tiers.

Il convient notamment de vérifier la présence du marquage CE, la date de péremption, l’état de l’emballage et la présence d’informations en français.

Les consommateurs possédant des préservatifs correspondant aux références rappelées sont invités à ne plus les utiliser et à vérifier les consignes associées au rappel.

À ce stade, les informations disponibles au niveau national ne permettent pas de déterminer combien de ces produits ont été commercialisés spécifiquement en Martinique, en Guadeloupe ou en Guyane.