Dans la nuit du 28 au 29 septembre 2026, les gendarmes de la brigade nautique du Marin effectuaient une patrouille en mer dans le cadre de la mission de défense du trait de côte SCOTOPELIA.

À bord de la vedette Yemaya, les militaires de la brigade nautique étaient renforcés par des gendarmes mobiles de l’escadron d’Annecy.

Une course-poursuite s’engage en mer

Vers 1 heure du matin, l’équipage repère une embarcation jugée suspecte et engage des recherches à l’aide d’un projecteur. Une yole occupée par deux personnes est finalement localisée.

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À l’approche des gendarmes, une poursuite s’engage. Selon le commandement de la gendarmerie de la Martinique, les occupants de la yole auraient alors jeté une partie de leur chargement par-dessus bord.

Le pilote aurait également refusé de se soumettre au contrôle et manœuvré à plusieurs reprises en direction de la vedette de la gendarmerie, provoquant plusieurs impacts entre les deux embarcations.

La yole finit par s’immobiliser. L’un de ses occupants se jette alors à l’eau avant d’être rapidement repêché par les militaires.

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Des ballots de cannabis retrouvés à la surface

Les gendarmes procèdent ensuite au ratissage de la zone et découvrent plusieurs ballots dérivant à la surface de l’eau. Une fois récupérés, ceux-ci se révèlent contenir de l’herbe de cannabis.

Au total, l’opération aboutit à la saisie de 69 kilogrammes de cannabis, de la yole ainsi que de 500 litres de carburant.

L’enquête a été confiée par le parquet de Fort-de-France à la brigade de recherches du Marin.

Deux ans de prison pour les deux prévenus

À l’issue de leur garde à vue, les deux personnes interpellées ont été déférées devant le tribunal judiciaire de Fort-de-France dans le cadre d’une comparution immédiate.

Les deux prévenus ont été condamnés à deux ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Une interdiction du territoire français de trois ans a également été prononcée à l’encontre de l’un d’eux, tandis qu’une interdiction définitive a été décidée pour l’autre.

Les biens et matériels saisis ont été confisqués.

La gendarmerie rappelle que les informations susceptibles d’aider à lutter contre les trafics et les débarquements illicites peuvent être transmises aux forces de l’ordre.