La procédure trouve son origine au printemps 2025, lorsque la compagnie est placée sous licence provisoire. Quelques mois plus tard, en décembre, son certificat de transport aérien est suspendu par la Direction générale de l’aviation civile, marquant un coup d’arrêt majeur pour ses opérations.
En janvier 2026, la direction déclare la cessation de paiements. Le 2 février, Air Antilles est placée en redressement judiciaire, avec un passif estimé à plus de 56 millions d’euros.
Malgré cette tentative de restructuration, aucun plan crédible n’a permis d’envisager la continuité de l’activité.
Des projets de reprise jugés insuffisants
Plusieurs candidats se sont positionnés pour reprendre tout ou partie de la compagnie. Mais les différentes propositions examinées n’ont pas convaincu le tribunal.
Le projet porté par un consortium mené par la société Pewen, pourtant soutenu par l’administrateur judiciaire, a été considéré comme trop fragile. Il ne prévoyait la reprise que d’une quinzaine d’emplois sur les 116 existants, tout en laissant planer des incertitudes financières importantes.
D’autres offres ont également été écartées. Celle de Karaibes Eco Rayonnance Consulting Ltd a été retirée, tandis que la proposition d’Aerostravia Rent, limitée à un seul contrat sans maintien d’emplois, n’a pas été retenue.
Une disparition désormais actée
Faute de solution viable, la liquidation judiciaire s’impose comme l’issue finale. Cette décision marque la disparition d’Air Antilles, avec des conséquences directes pour les salariés et pour les liaisons aériennes qu’elle assurait dans la région.
La fin de cette compagnie emblématique du transport régional ouvre désormais une période d’incertitude pour la desserte inter-îles.
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