Le mois de septembre est consacré à la sensibilisation et à la prévention du suicide. Une période destinée à libérer la parole autour de la santé mentale, mais aussi à mieux faire connaître les dispositifs d’aide disponibles.
Les données disponibles font état d’environ 20 décès par suicide en Martinique, 31 en Guadeloupe et 26 en Guyane. Attention toutefois : les données concernant la Martinique et celles de Guadeloupe et de Guyane ne correspondent pas toutes à la même année de référence.
Au-delà des chiffres, le suicide constitue un véritable enjeu de santé publique qui touche toutes les catégories de la population.
Des centaines de passages aux urgences pour geste suicidaire
Les tentatives de suicide représentent également une part importante des prises en charge.
En 2023, 548 passages aux urgences pour geste suicidaire ont été comptabilisés en Guadeloupe et en Guyane : 241 en Guadeloupe et 307 en Guyane.
Les femmes sont particulièrement représentées parmi les personnes prises en charge après une tentative ou un geste suicidaire.
Les hommes davantage touchés par les décès
Un constat différent apparaît lorsque l’on s’intéresse aux décès. Si les femmes sont davantage représentées parmi les tentatives, les hommes meurent davantage par suicide.
À l’échelle nationale, la mortalité par suicide est environ trois fois plus importante chez les hommes que chez les femmes.
Ce constat souligne notamment l’importance d’encourager la parole et le recours aux professionnels lorsqu’une personne traverse une période de détresse psychologique.
Plusieurs facteurs peuvent accroître la vulnérabilité
Il n’existe pas un profil unique de personne susceptible de traverser une crise suicidaire.
L’isolement, une rupture, un deuil, le veuvage, la précarité, une maladie grave ou encore des conflits relationnels peuvent constituer des facteurs de vulnérabilité.
Les troubles psychiques et les addictions peuvent également augmenter le risque. La présence d’un ou plusieurs de ces facteurs ne signifie toutefois pas nécessairement qu’une personne aura un comportement suicidaire.
Des signes qui doivent être pris au sérieux
Certains changements de comportement peuvent alerter l’entourage. Un repli soudain sur soi, un changement brutal d’humeur, des propos répétés autour de la mort ou de l’inutilité de vivre, ou encore le fait de donner certains objets personnels peuvent nécessiter une attention particulière.
Lorsqu’une personne évoque directement des pensées suicidaires ou manifeste une profonde détresse, ses propos doivent être pris au sérieux.
L’écoute, sans jugement, et l’orientation vers un professionnel de santé peuvent alors jouer un rôle déterminant.
Le 3114 disponible 24 heures sur 24
Pour les personnes en détresse ou confrontées à des pensées suicidaires, mais également pour leurs proches, le 3114 est accessible gratuitement et de manière confidentielle 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Un centre de réponse existe également aux Antilles afin de renforcer la prise en charge et l’écoute sur le territoire.
Face à une personne en crise, il est recommandé de ne pas la laisser seule, de l’écouter sans jugement et de solliciter rapidement une aide professionnelle.

Donnez votre avis
Soyez le premier à réagir à cet article.