Le Rassemblement pour la Protection des Peuples et des Ressources Afro-Caribéens (RPPRAC) remet la question de la vie chère au centre du débat en Martinique.
Dans un communiqué daté du 2 septembre 2026, l’organisation rappelle que le 16 octobre prochain marquera les deux ans de la présentation du protocole issu des négociations menées autour de la vie chère.
Pour le mouvement, malgré plusieurs avancées obtenues depuis la mobilisation de 2024, la situation reste insuffisante. Le RPPRAC considère que les prix demeurent trop élevés et que plusieurs engagements annoncés n’ont toujours pas été pleinement appliqués.
Des avancées reconnues mais jugées insuffisantes
Le RPPRAC reconnaît plusieurs évolutions intervenues au cours des deux dernières années. Il cite notamment la baisse de certaines taxes, la mise en place de dispositifs concernant plusieurs milliers de références, le renforcement des contrôles, la publication de nouveaux rapports ou encore les travaux parlementaires et le projet de loi consacré à la vie chère.
Des avancées qui ne suffisent cependant pas, selon le mouvement, à répondre à son objectif principal : obtenir une diminution durable des prix payés par les Martiniquais.
Plusieurs mesures sont ainsi toujours réclamées, parmi lesquelles une réduction effective des frais d’approche, la mise en place d’un tarif export, davantage de transparence sur les marges et la formation des prix, le renforcement des moyens de contrôle, le développement des approvisionnements régionaux ainsi qu’une réforme plus structurelle du modèle économique.
Le RPPRAC interpelle l’État, la CTM et les acteurs économiques
Le mouvement estime que les Martiniquais continuent de payer trop cher pour leurs dépenses essentielles, notamment pour se nourrir, se soigner et plus largement faire face au coût de la vie.
Le RPPRAC interpelle directement l’État, la Collectivité territoriale de Martinique (CTM), les parlementaires, les institutions ainsi que les acteurs économiques. Pour l’organisation, les engagements pris devant la population doivent désormais se traduire par des résultats visibles.
Le mouvement établit également un lien entre la vie chère et la situation sociale du territoire. Selon lui, la combinaison de bas salaires et de prix élevés contribue à accentuer la pauvreté, la précarité, les frustrations et les tensions sociales.
Un ultimatum fixé au 19 octobre 2026
Le ton se durcit dans la dernière partie du communiqué. Le RPPRAC donne jusqu’au 19 octobre 2026 pour que les engagements pris se traduisent par des résultats « concrets, vérifiables et visibles » dans les prix payés par la population.
Après deux années consacrées au dialogue avec les institutions, le mouvement considère que le temps des engagements sans résultats suffisants est arrivé à son terme.
Le message adressé par le RPPRAC est désormais sans ambiguïté : à compter du 19 octobre, le mouvement annonce la reprise du combat contre la vie chère en Martinique.

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