La situation dure depuis plus d’une semaine. Une étudiante âgée de 22 ans affirme être contrainte de dormir dans son véhicule après un accident de la route survenu le 24 janvier 2026, vers 4 heures du matin, à Schœlcher, dans le secteur de Fond Lahaye.
Selon les éléments communiqués, un véhicule a effectué une sortie de route avant de percuter violemment le muret de l’appartement qu’elle occupait. Depuis cet impact, le logement est fortement dégradé. Une brèche dans la structure permettrait des intrusions directes depuis l’extérieur, rendant les lieux dangereux et impossibles à sécuriser correctement.
Un logement déclaré inhabitable
Toujours selon la locataire, le bien est désormais considéré comme insalubre et non sécurisé. Elle indique que des personnes peuvent entrer librement par l’ouverture créée dans le mur et traverser le jardin. Dans ces conditions, elle estime ne plus pouvoir y vivre en sécurité.
Une solution provisoire aurait été installée par le propriétaire, consistant en une porte intérieure non adaptée à une fermeture sur l’extérieur. Elle décrit un dispositif insuffisant, laissant passer nuisibles et courants d’air, sans réelle protection.
Relogement refusé et démarches bloquées
La jeune femme précise que le propriétaire n’est pas responsable de l’accident, mais regrette l’absence de proposition de relogement temporaire. Elle souligne avoir réglé son loyer et estime qu’une solution transitoire aurait pu être mise en place via les mécanismes d’assurance liés au sinistre. Selon son témoignage, le propriétaire refuserait toute prise en charge d’un hébergement alternatif.

Les parents du jeune conducteur impliqué dans l’accident lui auraient proposé un hébergement. Une solution qu’elle a toutefois déclinée, la distance étant jugée trop importante par rapport à son établissement scolaire et à ses contraintes quotidiennes.
Selon l’étudiante, son assurance lui aurait indiqué ne pas pouvoir intervenir dans sa situation, au motif qu’elle n’a pas été blessée lors de l’accident. Elle précise avoir également demandé l’activation de l’aide juridique prévue dans son contrat, sans retour opérationnel à ce stade. De son côté, l’assurance des responsables de l’accident n’aurait pas encore apporté de réponse concrète malgré plusieurs sollicitations.
Un impact psychologique et physique
La jeune femme décrit aujourd’hui une forte dégradation de ses conditions de vie. Elle dort très peu, ne parvient plus à faire de nuits complètes et évoque un impact psychologique marqué depuis l’événement. Fatigue, stress et insécurité affecteraient désormais sa vie personnelle et professionnelle.
Hébergée temporairement par une amie ces derniers jours, elle devra quitter les lieux avant la fin de semaine en raison d’un départ en vacances et de l’arrivée de proches dans l’appartement. Sans alternative immédiate, elle indique continuer à dormir dans sa voiture.
Face à l’urgence, elle lance un appel pour trouver rapidement un logement, même provisoire, sur le territoire de la CACEM.









