L’épreuve de philosophie du baccalauréat 2026 s’est tenue ce lundi pour des centaines de milliers de candidats à travers la France. Comme chaque année, les élèves des voies générale et technologique avaient le choix entre deux sujets de dissertation et une explication de texte.
Les sujets du bac général
Les candidats de la voie générale ont dû choisir entre deux grandes questions philosophiques :
- Revient-il principalement à l’État de lutter contre l’injustice ?
- Peut-on concevoir une humanité sans religion ?
Ils pouvaient également opter pour l’explication d’un texte de la philosophe britannique Iris Murdoch, extrait de son ouvrage La Souveraineté du bien publié en 1970.
Dans ce texte, l’autrice s’interroge sur l’apprentissage, la connaissance du réel et les vertus intellectuelles nécessaires à la recherche de la vérité. Elle met notamment en avant l’humilité, l’honnêteté intellectuelle et l’attention portée au monde réel.
Les sujets du bac technologique
Pour les candidats de la voie technologique, les sujets proposés étaient les suivants :
- Sommes-nous séparés de la nature ?
- La croyance religieuse n’est-elle que personnelle ?
Le troisième sujet consistait en l’explication d’un extrait de De la recherche de la vérité du philosophe français Nicolas Malebranche.
Dans ce passage, l’auteur développe une réflexion sur les limites de l’esprit humain, les causes de l’erreur et la responsabilité de chacun dans sa quête de la vérité. Il souligne notamment que les hommes peuvent souvent éviter l’erreur en faisant preuve de davantage de rigueur et d’examen critique.
Une épreuve toujours très attendue
Traditionnellement, l’épreuve de philosophie marque le début des épreuves écrites du baccalauréat. Elle demeure l’un des rendez-vous les plus commentés de l’examen, chaque sujet suscitant débats, analyses et réactions sur les réseaux sociaux.
Cette édition 2026 n’échappe pas à la règle, avec des thèmes qui interrogent aussi bien le rôle de l’État, la place de la religion dans les sociétés modernes, le rapport de l’Homme à la nature ou encore les mécanismes de l’erreur et de la connaissance.