Une importante opération de gendarmerie a été menée dans le sud de la Martinique après une tentative de vol à main armée survenue dimanche 13 septembre 2026 aux Anses-d’Arlet.
Selon le commandement de la gendarmerie de la Martinique, les faits débutent vers 10 h 15. Deux individus circulant à bord d’un Suzuki Vitara gris abordent un riverain. Le passager exhibe une arme de poing et réclame la remise d’une chaîne en or.
La victime parvient toutefois à prendre la fuite. Les deux individus quittent alors les lieux.
Un important dispositif déployé entre les Trois-Îlets et le Diamant
À la suite de cette tentative de vol, un dispositif de contrôle de zone est immédiatement mis en place sous le commandement de la compagnie du Marin.
Des personnels de Fort-de-France et de La Trinité sont mobilisés, aux côtés de patrouilles de l’EDCF et de la gendarmerie mobile. L’objectif est alors de boucler le secteur compris entre les Trois-Îlets et le Diamant et d’empêcher toute fuite en véhicule.
Vers 14 heures, une patrouille du PSIG du Marin repère un véhicule correspondant aux éléments recherchés.
Selon la gendarmerie, le conducteur refuse d’obtempérer et prend la fuite en direction de Petite Anse. Au cours de la poursuite, le passager aurait tiré à deux reprises en direction du véhicule des militaires. Deux douilles de calibre 9 mm sont retrouvées.
Des témoignages de riverains permettent ensuite aux enquêteurs de localiser le véhicule ainsi que l’endroit où se trouvent les personnes recherchées.
L’antenne GIGN mobilisée pour les interpellations
Compte tenu de la dangerosité estimée des suspects, l’antenne GIGN est mobilisée afin de sécuriser les interpellations.
Au total, cinq personnes sont interpellées. Les perquisitions permettent également aux enquêteurs de saisir une arme de poing Taurus de calibre 9 mm équipée d’un chargeur grande capacité, un revolver d’alarme ainsi que différentes munitions.
Onze téléphones portables et plusieurs objets susceptibles, selon les enquêteurs, de provenir de cambriolages sont également découverts.
Les cinq personnes interpellées sont placées en garde à vue durant 96 heures.
Une information judiciaire ouverte
Présentés jeudi au procureur de la République de Fort-de-France, les cinq suspects ont fait l’objet d’une demande d’ouverture d’une information judiciaire.
Des investigations complémentaires doivent désormais être menées afin de déterminer d’éventuels rapprochements avec plusieurs faits récents impliquant l’usage d’armes à feu.
Dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire, les cinq personnes interpellées ont été incarcérées au centre pénitentiaire de Ducos.

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