Marie-José Pérec a vécu un nouveau moment symbolique dans son parcours. Jeudi 17 septembre 2026, l’ancienne athlète originaire de Guadeloupe a été décorée au palais de l’Élysée, à Paris, à l’occasion d’une cérémonie consacrée au sport et à l’engagement.
La triple championne olympique a reçu les insignes de commandeur de la Légion d’honneur, grade auquel elle avait été élevée en juillet 2024, quelques jours avant l’ouverture des Jeux olympiques et paralympiques de Paris.
Plusieurs autres personnalités du monde sportif étaient distinguées lors de cette cérémonie, parmi lesquelles Fabien Galthié, Nathalie Péchalat, Abdelatif Benazzi, Gérard Masson et Michel Denisot.
Marie-José Pérec était également entourée de ses proches et de plusieurs figures ultramarines du sport, notamment Lilian Thuram, Sandrine Gruda et Malia Metella.
Une championne guadeloupéenne entrée dans l’histoire olympique
Née le 9 mai 1968 à Basse-Terre, en Guadeloupe, Marie-José Pérec reste l’une des figures les plus marquantes de l’histoire du sport français.
Aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992, elle décroche son premier titre olympique sur 400 mètres. Quatre ans plus tard, à Atlanta, elle réalise un doublé historique en remportant le 200 mètres et le 400 mètres.
Son chrono de 48 »25 sur 400 mètres, réalisé lors de la finale olympique d’Atlanta en 1996, demeure le record de France de la discipline. Elle compte également deux titres de championne du monde du 400 mètres, remportés en 1991 à Tokyo et en 1995 à Göteborg.
Avec trois médailles d’or olympiques individuelles, son palmarès la place parmi les athlètes françaises les plus titrées de l’histoire des Jeux.
De Paris 2024 à la Légion d’honneur
Près de trente ans après ses exploits d’Atlanta, Marie-José Pérec avait retrouvé une place centrale dans l’histoire olympique française lors des Jeux de Paris 2024.
Le 26 juillet 2024, elle avait été choisie aux côtés du judoka Teddy Riner pour effectuer les derniers mètres du relais de la flamme et allumer la vasque olympique lors de la cérémonie d’ouverture.
Une séquence particulièrement symbolique pour celle qui reste une référence pour plusieurs générations de sportifs français et ultramarins.
Lors de la cérémonie organisée à l’Élysée, Emmanuel Macron a notamment salué le parcours de la championne et son engagement au-delà des pistes.
Marie-José Pérec a, de son côté, évoqué la portée de cette distinction pour les femmes et notamment pour les femmes noires, mettant en avant l’importance de rendre davantage visibles des parcours encore trop peu représentés.
Un engagement qui se poursuit loin des pistes
Depuis la fin de sa carrière sportive, Marie-José Pérec continue également de s’investir dans plusieurs causes.
Depuis 2024, elle est notamment marraine de France Alzheimer et maladies apparentées. L’ancienne athlète contribue à mettre en avant l’importance de l’activité physique adaptée et du maintien du lien social pour les personnes malades et leurs proches.
Elle est également marraine de la Memorun, course solidaire organisée au profit de France Alzheimer. L’édition 2026 est programmée les 19 et 20 septembre, quelques jours seulement après la remise de ses insignes à l’Élysée.
Plus de trente ans après son premier sacre olympique, Marie-José Pérec continue ainsi d’occuper une place particulière dans le sport français. Son parcours, de la Guadeloupe aux plus grandes pistes internationales, reste associé à trois titres olympiques, mais aussi désormais à un rôle de transmission et d’engagement au-delà de l’athlétisme.

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