Le Venezuela est confronté à une catastrophe humanitaire majeure au lendemain du double séisme qui a frappé le pays mercredi 24 juin 2026.

Lors d’une allocution télévisée ce jeudi, le président du Parlement, Jorge Rodríguez, a annoncé un nouveau bilan provisoire de 188 morts, 1.520 blessés et 157 disparus. Ce chiffre est en hausse par rapport au précédent bilan communiqué quelques heures plus tôt.

Les recherches se poursuivent dans les zones les plus durement touchées, où de nombreux bâtiments se sont effondrés. Les autorités craignent que de nombreuses personnes soient encore ensevelies sous les décombres, laissant redouter une nouvelle aggravation du bilan dans les prochaines heures.

Face à l’ampleur de la catastrophe, la solidarité internationale s’organise rapidement.

Des équipes spécialisées coordonnées par les Nations unies sont en route vers le Venezuela afin de participer aux opérations de recherche et de sauvetage.

Les États-Unis ont annoncé le déploiement immédiat de secouristes, de moyens médicaux et d’une assistance humanitaire. Le Mexique, le Brésil, Cuba, l’Argentine, le Chili, l’Équateur, le Salvador, l’Uruguay, la République dominicaine et le Costa Rica ont également proposé leur aide.

La Chine et l’Inde se sont dites prêtes à fournir toute l’assistance nécessaire, tandis que le Vatican a débloqué une aide d’urgence de 100.000 euros.

En Europe, la mobilisation est également importante. La Commission européenne a activé le système satellitaire Copernicus afin de soutenir les opérations de secours. La France a annoncé l’envoi de 85 secouristes spécialisés en sauvetage-déblaiement, malgré les dégâts subis par son ambassade à Caracas.

L’Espagne, les Pays-Bas, le Portugal, l’Italie, la Suisse et l’Allemagne ont eux aussi confirmé la préparation ou le déploiement d’équipes de secours, de chiens de recherche, de matériel spécialisé et d’importants moyens logistiques.

Alors que les opérations de déblaiement se poursuivent sans interruption, les autorités vénézuéliennes redoutent encore de découvrir de nouvelles victimes sous les gravats.