La hausse des prix des carburants continue de peser sur le budget des automobilistes. Dans ce contexte, plusieurs voix réclament une intervention plus importante de l’État, notamment à travers un plafonnement des prix à la pompe ou une diminution temporaire des taxes.

Deux pistes que le gouvernement ne souhaite pas retenir à ce stade.

Bercy ferme la porte à une baisse des taxes

À l’issue d’une nouvelle réunion avec les acteurs du secteur des carburants, mercredi 9 septembre 2026, le ministère de l’Économie a confirmé son opposition à une mesure générale concernant la fiscalité.

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Bercy estime que l’état actuel des finances publiques ne permet pas d’envisager une telle intervention. Une réduction des taxes entraînerait en effet une perte importante de recettes pour l’État.

Le gouvernement préfère ainsi poursuivre la stratégie adoptée depuis le début de la crise énergétique : concentrer les dispositifs de soutien sur les ménages et les entreprises considérés comme les plus exposés.

Pas de plafonnement généralisé des prix

Le gouvernement se montre également défavorable à l’idée d’imposer un prix maximum dans l’ensemble des stations-service.

Selon le ministère de l’Économie, un plafonnement pourrait fragiliser certains distributeurs, notamment ceux qui ne maîtrisent pas l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, et provoquer des difficultés d’approvisionnement.

Cette proposition avait notamment été remise sur la table par Michel-Édouard Leclerc face à l’envolée des prix. Le gouvernement laisse toutefois les distributeurs libres de mettre en place leurs propres dispositifs commerciaux.

Plus de 2 euros le litre

La question devient particulièrement sensible alors que les prix se rapprochent de niveaux historiques. Mercredi 9 septembre, le SP95-E10 atteignait environ 2,12 euros le litre en moyenne, tandis que le gazole se situait autour de 2,29 euros.

Cette flambée intervient dans un contexte de nouvelles tensions sur les marchés pétroliers. Le baril de Brent a notamment franchi la barre des 100 dollars, sur fond de conflit au Moyen-Orient.

Des aides ciblées plutôt qu’une mesure pour tous

Face à cette situation, l’exécutif privilégie donc des dispositifs ciblés. Le guichet destiné aux travailleurs modestes considérés comme de « grands rouleurs » a notamment été prolongé jusqu’au 30 septembre 2026.

L’aide correspond à une indemnité forfaitaire de 100 euros pour les personnes remplissant les conditions prévues par le dispositif. Des mesures spécifiques existent également pour certains secteurs professionnels particulièrement dépendants des carburants.

Pour le moment, malgré la progression des prix à la pompe, le gouvernement ne prévoit donc ni baisse générale des taxes ni plafonnement national des tarifs. Une position qui pourrait continuer d’alimenter le débat si les prix du pétrole et des carburants restent durablement à leurs niveaux actuels.