La Martinique a été frappée par plusieurs épisodes de violences par armes à feu au cours de cette fin de semaine. Deux homicides ont été recensés, l’un au François et l’autre à Volga-Plage à Fort-de-France. Deux tentatives d’homicide ont également été signalées, au Lamentin devant une discothèque ainsi qu’au Saint-Esprit lors d’une soirée privée.
Selon les autorités, ces affaires ne présentent aucun lien entre elles. Elles ont toutefois un point commun : l’utilisation d’armes à feu dans des contextes d’altercations. Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller les auteurs.
Des saisies d’armes en hausse
Face à cette situation, l’État affirme maintenir une pression constante sur les trafics d’armes. Les opérations de contrôle et de saisie doivent être poursuivies et intensifiées dans les prochains mois.
Les chiffres communiqués montrent que 294 armes à feu illégales ont été saisies en Martinique durant l’année 2025. Depuis le début de l’année 2026, 93 armes ont déjà été retirées de la circulation.
Des unités spécialisées mobilisées
Afin de renforcer les investigations, deux groupes spécialisés dans la lutte contre les trafics d’armes ont été créés à la fin de l’année 2025 au sein de la gendarmerie et de la police judiciaire.
Depuis septembre 2025, les enquêteurs de la gendarmerie ont procédé à 19 interpellations ayant conduit à 12 poursuites pénales. De son côté, le groupe de la police nationale a été mobilisé sur douze enquêtes, dont certaines comportent des ramifications internationales.
Une surveillance renforcée du littoral
Les autorités rappellent également que la lutte contre les trafics passe par une surveillance accrue des côtes martiniquaises. Depuis février 2025, 56 débarquements clandestins ont été interceptés, dont 16 depuis le début de l’année 2026. Ces opérations ont permis la saisie de plusieurs armes à feu ainsi que de milliers de munitions.
Un appel à la mobilisation de la population
Face à la progression de la violence armée, les autorités appellent la population à contribuer aux enquêtes en signalant toute information susceptible d’aider les forces de l’ordre. Elles estiment que chaque renseignement peut jouer un rôle déterminant dans le démantèlement des réseaux de trafic d’armes.
Elles rappellent également que la lutte contre la violence ne peut reposer uniquement sur des réponses sécuritaires. La prévention de la délinquance, notamment auprès des jeunes, demeure un enjeu majeur qui nécessite la mobilisation conjointe des pouvoirs publics, des élus locaux et du tissu associatif.
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