L’affaire avait suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux en Martinique. Trois jours après l’attaque meurtrière survenue à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines, un habitant de Sainte-Luce a été jugé ce lundi 26 octobre 2026 pour des commentaires publiés sur Facebook.

Connu sous le surnom de « Mammale », l’homme était poursuivi pour apologie du terrorisme après avoir tenu des propos semblant soutenir les violences commises vendredi dernier.À l’issue de l’audience, le tribunal l’a reconnu coupable et condamné à un an d’emprisonnement, dont quatre mois avec sursis. La partie ferme de la peine représente donc huit mois de prison. Aucun mandat de dépôt n’a toutefois été délivré à l’issue de son jugement.

Des restrictions importantes imposées au condamné

La décision judiciaire ne se limite pas à la peine d’emprisonnement. L’homme fait également l’objet d’une interdiction de paraître en Martinique. Une mesure particulièrement significative pour ce résident de Sainte-Luce.

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Un suivi socio-judiciaire d’une durée de trois ans a également été ordonné. Le non-respect des obligations qui lui seront imposées pourrait entraîner une peine supplémentaire de deux ans de prison.

Par ailleurs, ses comptes sur les réseaux sociaux devront être suspendus pendant six mois. Sur le plan civil, trois organisations constituées parties civiles, le Comité national des réparations (CNR), Assoka et le Mouvement international pour les réparations (MIR), ont obtenu chacune 1 000 euros de dommages et intérêts.

Les autres parties civiles, constituées à titre individuel, se sont vu accorder un euro symbolique.

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Des explications avancées devant la justice

Au cours de son procès, le prévenu a cherché à expliquer le contexte dans lequel ses messages avaient été rédigés.

Il a notamment assuré ne pas avoir compris, au moment de ses publications, la nature terroriste des faits survenus dans les Yvelines. Selon ses déclarations, ses commentaires étaient liés aux tensions et aux violences qui avaient récemment secoué la Martinique.

L’homme a également fait état de difficultés psychologiques et d’un sentiment d’angoisse. Ces explications n’ont cependant pas convaincu le tribunal, qui a retenu l’infraction d’apologie du terrorisme.

Une affaire qui avait provoqué de nombreuses réactions

Les faits remontent au vendredi 23 octobre 2026, lorsqu’une attaque meurtrière a été commise dans les Yvelines. Plusieurs personnes avaient été prises pour cible, provoquant une importante émotion bien au-delà de l’Hexagone.

Dans les heures suivantes, des commentaires publiés sur Facebook par le résident de Sainte-Luce avaient particulièrement choqué. Certaines formulations semblaient présenter favorablement les actes commis par l’assaillant.

Ces publications avaient rapidement entraîné des réactions de responsables politiques et d’organisations martiniquaises.

Le maire de Sainte-Luce, Nicaise Monrose, avait notamment signalé les faits au procureur de la République. Le député Marcellin Nadeau avait également dénoncé ces déclarations et sollicité l’intervention de la justice.

L’auteur des commentaires avait finalement été placé en garde à vue dimanche 25 octobre, avant sa présentation devant le tribunal ce lundi.

Cette condamnation rappelle que la liberté d’expression ne protège pas les propos constitutifs d’une apologie du terrorisme, y compris lorsqu’ils sont publiés sur les réseaux sociaux.