La tension reste particulièrement vive en Guadeloupe après une nuit de violences urbaines survenue entre le samedi 17 et le dimanche 18 octobre 2026. Face à la gravité des événements, le préfet de la région Guadeloupe a décidé d’instaurer un couvre-feu visant les mineurs à Pointe-à-Pitre et aux Abymes.
Cette interdiction de circulation s’appliquera dès ce dimanche 18 octobre à 20 heures et jusqu’au lundi 19 octobre à 6 heures du matin.
Durant cette période, les mineurs ne pourront pas se trouver dans l’espace public de ces deux communes sans être accompagnés d’un parent ou d’un adulte exerçant l’autorité parentale.
Les jeunes qui ne respecteraient pas cette mesure pourront être appréhendés par les forces de l’ordre avant d’être remis aux personnes civilement responsables.
Cette décision vise notamment à éviter que des mineurs ne se retrouvent exposés aux violences ou à proximité des secteurs concernés par les affrontements.
Une nuit de violences, de commerces vandalisés et d’incendies
Cette mesure intervient au lendemain d’une nuit particulièrement agitée dans plusieurs secteurs de l’agglomération pointoise.

Selon les informations communiquées par la préfecture, les violences se sont déroulées entre 21 h 30 et 5 h 30, dans la nuit du 17 au 18 octobre.
Plusieurs commerces et entreprises ont été pris pour cible. Certains établissements ont été vandalisés, tandis que d’autres ont subi des destructions importantes.
De nombreux départs de feu et incendies ont également été signalés au cours de la nuit, témoignant de l’ampleur des troubles qui ont touché Pointe-à-Pitre et Les Abymes.
Ces événements ont fortement perturbé la tranquillité publique et suscité de vives inquiétudes concernant la sécurité des habitants et des acteurs économiques.
Trois policiers blessés après avoir été pris pour cible par des tirs
Le bilan humain fait également état de trois policiers blessés au cours de cette nuit de violences.
D’après la préfecture, les trois fonctionnaires ont été pris pour cible par des tirs. Les autorités n’ont pas précisé, dans leur communiqué, la nature exacte de leurs blessures ni les circonstances détaillées de ces attaques.
Le préfet de la Guadeloupe a fermement condamné ces agissements, qu’il considère comme inacceptables.
Il a également exprimé son soutien aux policiers blessés, à leurs proches ainsi qu’à l’ensemble des forces de sécurité mobilisées sur le terrain.
Le préfet appelle au calme et condamne fermement les violences
Face à cette situation, le représentant de l’État appelle la population à faire preuve de responsabilité et à ne pas participer aux violences.
Il rappelle que les dégradations, les incendies et les attaques contre les forces de l’ordre ne peuvent en aucun cas être assimilés à l’exercice du droit de manifester.
Les autorités insistent notamment sur les conséquences de ces actes pour les commerces, les entreprises et l’activité économique du territoire.
Le préfet invite également les parents à veiller au respect du couvre-feu et à éviter que leurs enfants ne se retrouvent dans les rues des deux communes pendant les horaires concernés.
Une situation sécuritaire sous haute surveillance
Alors que les autorités cherchent à prévenir de nouveaux débordements, l’État assure rester pleinement mobilisé pour garantir la sécurité des habitants.
L’instauration de ce couvre-feu constitue une première réponse administrative aux violences survenues dans la nuit de samedi à dimanche.
Pour les familles résidant à Pointe-à-Pitre et aux Abymes, la consigne est donc claire : les mineurs non accompagnés ne doivent pas se trouver dans l’espace public entre 20 heures ce dimanche et 6 heures lundi matin.
À ce stade, la mesure annoncée concerne uniquement la nuit du 18 au 19 octobre 2026 et les deux communes visées par l’arrêté préfectoral.
Donnez votre avis
Soyez le premier à réagir à cet article.