Près de six ans après la mort de Claude Jean-Pierre à la suite d’un contrôle routier à Deshaies, l’enquête connaît une nouvelle étape importante. Les deux gendarmes impliqués dans l’intervention ont été mis en examen pour homicide involontaire, après avoir jusqu’ici bénéficié du statut de témoins assistés.

L’affaire Claude Jean-Pierre connaît un nouveau tournant judiciaire en Guadeloupe. Vendredi 28 août 2026, les deux militaires ayant participé au contrôle routier qui avait précédé le décès du sexagénaire ont été mis en examen pour homicide involontaire.

L’information a été confirmée par la procureure de Basse-Terre, Stéphanie Bazart. Les deux gendarmes, aujourd’hui affectés hors de Guadeloupe, se sont rendus dans l’archipel pour être entendus. Jusqu’à présent, ils étaient placés sous le statut de témoins assistés.

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Un contrôle routier à Deshaies en 2020

Les faits remontent à la fin de l’année 2020. Claude Jean-Pierre, alors âgé de 67 ans, avait été contrôlé par les gendarmes à Deshaies en raison d’une conduite jugée hésitante.

Au cours de l’intervention, le sexagénaire avait été extrait de son véhicule avant de perdre connaissance. Il avait ensuite été pris en charge et transporté au CHU de Pointe-à-Pitre, où il était décédé plusieurs jours plus tard.

La diffusion partielle, en 2021, d’images de vidéosurveillance de l’intervention avait suscité une forte émotion en Guadeloupe. La séquence montrait notamment Claude Jean-Pierre être sorti brusquement de son véhicule, sa tête heurtant l’habitacle au cours de l’intervention.

L’enquête devait notamment permettre de déterminer si les conditions et la méthode employées lors de l’interpellation étaient adaptées et si elles avaient pu jouer un rôle dans le décès.

Un non-lieu avait été requis en 2023

En février 2023, le parquet avait requis un non-lieu dans cette affaire. L’instruction s’était toutefois poursuivie et de nouveaux actes judiciaires avaient été réalisés.

La mise en examen des deux gendarmes constitue donc une nouvelle étape dans ce dossier suivi depuis plusieurs années en Guadeloupe.

La famille de Claude Jean-Pierre, surnommé « Klodo », doit s’exprimer ce lundi 31 août lors d’une conférence de presse organisée avec son collectif d’avocats afin de revenir sur ces derniers développements et sur les suites de la procédure.