Une enquête ouverte en février 2026 vient de connaître une nouvelle avancée en Martinique. Le mardi 3 novembre, les policiers de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM), rattaché au STPAF 972, ont procédé à l’interpellation de trois individus à Fort-de-France.
Ces personnes sont soupçonnées d’être impliquées dans une affaire de proxénétisme aggravé en bande organisée et d’aide au séjour irrégulier d’étrangers sur le territoire français.
Des femmes originaires d’Amérique du Sud exploitées dans plusieurs logements
Selon les informations communiquées par la Police nationale de Martinique, les investigations ont débuté en février dernier, après l’exploitation de renseignements recueillis par les enquêteurs.
Les policiers se sont intéressés à un réseau présumé qui aurait organisé l’exploitation sexuelle de plusieurs femmes originaires d’Amérique du Sud.
Ces dernières auraient été hébergées dans différents logements de Fort-de-France, où elles auraient été contraintes de se prostituer.
Plusieurs mois de surveillance et d’investigations ont permis aux enquêteurs d’identifier différentes personnes soupçonnées de participer à l’organisation de ce réseau.
Une arme, des munitions et plusieurs milliers d’euros découverts
L’opération du 3 novembre a mobilisé plusieurs unités de la Direction territoriale de la Police nationale de Martinique, avec le soutien d’une brigade cynophile des Douanes.
Au total, quatre perquisitions ont été effectuées. Les policiers ont notamment découvert :
3 790 euros en espèces ;
600 dollars américains ;
plusieurs bijoux ;
une arme de poing et des munitions.
Les trois personnes interpellées ont été placées en garde à vue dans le cadre de cette procédure.
Un quatrième suspect toujours recherché
L’enquête se poursuit désormais pour retrouver une quatrième personne soupçonnée d’être impliquée dans cette affaire.
Les investigations doivent également permettre d’identifier l’ensemble des victimes potentielles et de préciser le fonctionnement de ce réseau présumé.
Cette opération s’inscrit dans la lutte contre le proxénétisme, l’exploitation sexuelle et la traite des êtres humains en Martinique.
À ce stade, aucune information supplémentaire n’a été communiquée concernant les suites judiciaires des gardes à vue. Les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.

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