La colère monte chez les étudiants de l’IFMES, confrontés depuis plusieurs mois à des dysfonctionnements dans le paiement de leurs bourses.
« Depuis le début de ma formation à l’IFMES, nous rencontrons des problèmes de bourse. Il a fallu attendre 3 à 4 mois pour recevoir le tout premier versement.
Au mois de mars, nous avons reçu la bourse presque à la fin du mois. Ce mois-ci, nous sommes déjà le 16 avril et nous n’avons toujours rien reçu.
On nous demande de nous former, mais à quel prix ? Au prix de devoir faire des prêts, ou encore de ne pas pouvoir payer nos loyers et toutes les charges qui suivent ?
La formation est déjà compliquée, ce problème ne devrait pas se poser. »
Des retards qui s’installent dans la durée
Le premier versement est intervenu tardivement, en décembre 2025, avec un rattrapage des mois de septembre à décembre.
Depuis janvier 2026, les paiements sont devenus imprévisibles. Annoncés entre le 1er et le 10 de chaque mois, ils arrivent régulièrement bien après.
En mars, certains étudiants ont été payés autour du 24. En avril, au 16 du mois, plusieurs sont toujours dans l’attente.
Des étudiants contraints de s’adapter pour tenir
Face à ces retards, certains n’ont plus d’autre choix que de cumuler emploi et études.
« Chaque mois nous recevons nos bourses au plus tard à la mi-mois. Face à ces retards répétés, j’ai même été contrainte de prendre un emploi de nuit en complément de mes études, qui sont pourtant très exigeantes, avec 35 heures de formation par semaine.
Aujourd’hui, nous sommes le jeudi 16 avril 2026 et nous n’avons toujours pas reçu notre bourse. Cette situation devient insoutenable. »
Les conséquences sont concrètes :
- loyers et charges impayés
- frais bancaires en hausse
- difficultés à se nourrir
- impossibilité de financer les déplacements en stage
Une mobilisation qui dépasse l’IFMES
La contestation ne se limite plus à un seul établissement.
Une pétition en ligne a été lancée par les étudiants du secteur social et médico-social, mettant en lumière que plusieurs filières sont concernées par ces retards de bourse en Martinique.
Cette initiative traduit une mobilisation plus large, avec un message commun : la nécessité de garantir des paiements réguliers pour permettre aux étudiants de poursuivre leur formation dans des conditions normales.
Une précarité étudiante déjà pointée du doigt
Cette situation s’inscrit dans un contexte plus global. ZayActu avait récemment mis en avant la précarité étudiante en Martinique, déjà marquée par des difficultés financières importantes.
Les retards de bourse viennent accentuer cette fragilité, en touchant désormais plusieurs filières de formation.
Un flou entre les institutions
Les étudiants dénoncent un manque de coordination entre le CROUS et la Collectivité Territoriale de Martinique.
Selon eux, les responsabilités autour du paiement restent floues, chaque organisme étant régulièrement désigné sans clarification concrète.
Une demande de régularisation immédiate
Face à une situation jugée « insoutenable », les étudiants demandent :
- des versements à date fixe
- une meilleure coordination entre les institutions
- une communication claire
Ils rappellent que la bourse constitue souvent leur principale ressource pour vivre et poursuivre leurs études.
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