Le service d’infectiologie du CHU de Guyane a été sollicité ce week-end pour plusieurs patients mordus par des chauves-souris vampires alors qu’ils dormaient en hamac sous moustiquaire lors de séjours en forêt.
Ces incidents surviennent à une période particulièrement propice à ce type d’accident. Les vacances scolaires et la saison sèche entraînent une fréquentation accrue des carbets et des zones forestières, augmentant mécaniquement le risque d’exposition.
Un risque de rage à ne pas sous-estimer
Le Dr Alessia Melzani, infectiologue au CHU de Guyane, rappelle qu’une morsure de chauve-souris peut parfois passer inaperçue pendant le sommeil.
Toute plaie saignante inexpliquée observée au réveil après une nuit passée en extérieur doit donc faire suspecter une éventuelle morsure et justifie un avis médical rapide. Cette recommandation est motivée par le risque de transmission de la rage, une maladie presque toujours mortelle une fois les symptômes déclarés.
La moustiquaire reste la meilleure protection
Les professionnels de santé soulignent que la moustiquaire demeure le moyen de protection le plus efficace contre les attaques de chauves-souris vampires.
Cependant, elle doit être suffisamment large pour ne pas entrer en contact avec le corps. Une moustiquaire trop proche de la peau peut permettre aux animaux d’atteindre certaines parties du corps, notamment les pieds ou les orteils, qui figurent parmi les zones les plus fréquemment mordues.
Un risque bien connu en Guyane
Les données du centre antirabique du CHU de Guyane montrent que le mois d’août est régulièrement l’une des périodes où le plus grand nombre de consultations liées aux morsures de chauves-souris est enregistré. Les séjours en carbet et les nuits passées en forêt constituent les principales circonstances d’exposition.
Afin de sensibiliser le grand public, le Dr Alessia Melzani avait déjà publié une bande dessinée pédagogique expliquant les risques liés aux morsures de chauves-souris et les gestes de prévention à adopter.