France : suicide d’une lycéenne à Mitry-Mory, une enquête pour harcèlement scolaire ouverte

Une adolescente de 17 ans s’est donné la mort mardi à la gare RER de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne. Selon sa famille, la jeune fille était victime de harcèlement scolaire depuis plusieurs mois. Le parquet de Meaux a ouvert plusieurs enquêtes, dont une pour harcèlement scolaire ayant conduit au suicide.

Rédaction ZayActu
3 min de lecture

Une lycéenne de 17 ans s’est suicidée à la gare RER de Mitry-Mory

Le drame s’est produit mardi à la gare RER de Mitry-Mory, en Seine-et-Marne. Une lycéenne de 17 ans a mis fin à ses jours en descendant sur les voies à l’arrivée d’un train, avant de s’allonger sur les rails. L’information a été confirmée ce jeudi par le procureur de la République de Meaux, Jean-Baptiste Bladier, dans un communiqué.

La jeune fille était scolarisée au lycée Honoré de Balzac, à Mitry-Mory. Selon les éléments communiqués par le parquet, la famille a indiqué aux enquêteurs que l’adolescente était victime de harcèlement scolaire depuis le mois de décembre. À la rentrée de janvier, la situation ne se serait pas améliorée, malgré la convocation par la direction de l’établissement des élèves soupçonnés d’être à l’origine des faits.

Une situation jugée inchangée par la famille

Toujours selon les proches de la victime, la lycéenne avait été convoquée par le chef d’établissement le jour même de son décès. Au cours de cet entretien, elle aurait été renvoyée à sa propre part de responsabilité dans les faits de harcèlement, une situation vécue comme une nouvelle épreuve par la jeune femme.

Face à ces éléments, le parquet de Meaux a ouvert deux enquêtes distinctes. La première vise à déterminer précisément les causes de la mort. La seconde, menée dans le cadre d’une enquête préliminaire, porte sur des faits de harcèlement scolaire ayant conduit au suicide, un délit passible de dix ans d’emprisonnement.

D’autres enquêtes ouvertes dans un climat tendu

Dans son communiqué, le procureur a également précisé que certains élèves susceptibles d’être impliqués dans les faits subis par la défunte seraient eux-mêmes victimes de harcèlement. Deux autres enquêtes préliminaires ont ainsi été ouvertes, l’une pour menaces envers une personne exerçant une fonction publique, l’autre pour harcèlement moral.

Depuis la mort de l’adolescente, le climat autour de l’établissement s’est fortement tendu. Jean-Baptiste Bladier évoque des menaces violentes visant le personnel de direction, notamment sur les réseaux sociaux, ainsi que l’organisation de rassemblements devant le lycée, à l’initiative de la famille de la défunte et de tiers.

Le procureur a enfin mis en garde contre « une possible instrumentalisation de ces faits humainement dramatiques », rappelant que les investigations ne font que commencer et qu’elles s’annoncent complexes.

Si vous ou l’un de vos proches êtes en détresse, le numéro national de prévention du suicide, le 3114, est accessible 24h/24 et gratuitement.

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