Le conflit social en cours dans les transports en commun en Martinique continue de provoquer de fortes tensions. Ce lundi matin, après une accalmie observée la veille, la mobilisation des salariés de Transaglo a repris avec de nouveaux blocages, notamment au dépôt des BHNS et sur le site de l’Étang Z’Abricot.
Une reprise du mouvement qui entraîne des conséquences immédiates sur le réseau Centre. Selon plusieurs observations, des dizaines de lignes de bus sont à l’arrêt, plongeant de nombreux usagers dans l’incertitude dès le début de la semaine.
Face à cette situation, l’Association des Usagers des Transports de Martinique (AUTM) est montée au créneau. Dans une prise de position ferme, elle dénonce une paralysie jugée injustifiable, en particulier en l’absence de dispositif alternatif pour permettre aux usagers de se déplacer.
Si les revendications des salariés s’inscrivent dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, l’association estime que cela ne peut en aucun cas légitimer un blocage total du réseau sans organisation minimale du service.
L’AUTM pointe également du doigt le manque de réaction des autorités compétentes, et notamment celui du président de Martinique Transport. Une attitude jugée préoccupante dans un contexte où les usagers subissent directement les conséquences du conflit.
Dans ce climat tendu, l’association appelle à la mise en place de mesures urgentes pour garantir la continuité du service public. Elle insiste notamment sur la nécessité d’assurer un service minimum en cas de mouvement social, afin de limiter l’impact sur la population.
Alors que les perturbations se poursuivent, la pression s’accentue désormais sur les décideurs pour trouver rapidement une issue à cette crise qui affecte durablement la mobilité en Martinique.










