Le volet judiciaire portant sur un possible harcèlement scolaire après le suicide d’une lycéenne de 17 ans à Mitry-Mory est désormais clos. Le parquet de Meaux a annoncé le classement sans suite de l’enquête ouverte sur ce fondement, estimant que les investigations menées n’ont pas permis de réunir des preuves suffisantes pour engager des poursuites.

L’adolescente s’était donné la mort en janvier dans une gare desservie par le RER, provoquant une onde de choc dans la commune et au-delà. Rapidement, la piste d’un harcèlement en milieu scolaire avait été évoquée par la famille, conduisant l’autorité judiciaire à ouvrir une enquête spécifique en parallèle des investigations sur les circonstances du décès.
Au cours des investigations, de nombreuses auditions ont été réalisées, ainsi que l’analyse d’échanges et de signalements internes à l’établissement. À l’issue de ces vérifications, le parquet considère que les faits rapportés ne permettent pas, sur le plan pénal, de démontrer l’existence d’un harcèlement caractérisé ayant conduit directement au passage à l’acte.
Cette décision judiciaire ne ferme pas totalement la voie à d’autres démarches. Les proches de la victime disposent encore de recours procéduraux s’ils souhaitent demander la poursuite des investigations dans un autre cadre.
L’affaire continue néanmoins d’alimenter le débat public sur la détection des situations de mal-être chez les adolescents, la qualification juridique du harcèlement scolaire et la réponse apportée par les institutions éducatives et judiciaires face à ces situations sensibles.











