Un grave accident ferroviaire a endeuillé le sud de l’Espagne dimanche 19 janvier au soir. Un train à grande vitesse de la compagnie privée Iryo, parti de Malaga à destination de Madrid, a déraillé près de la commune d’Adamuz, dans la province de Cordoue, avant d’entrer en collision avec un autre train à grande vitesse de la compagnie publique Renfe circulant en sens inverse sur une voie parallèle.
Selon le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, « les derniers wagons du train Iryo ont déraillé », provoquant un choc d’une rare violence. L’impact a été tel que les deux premiers wagons du train Renfe ont été projetés hors des rails, alors que les deux convois transportaient plusieurs centaines de passagers.
Des wagons réduits en débris, les secours mobilisés
Les images diffusées par les autorités locales témoignent de l’ampleur du drame. Plusieurs wagons sont entièrement disloqués, réduits à l’état de débris, compliquant considérablement le travail des équipes de secours et des forces de sécurité engagées dans la recherche de victimes.
Le ministère de l’Intérieur espagnol fait état d’au moins 39 morts et de 123 blessés dans un dernier bilan communiqué dans la nuit. Parmi les blessés, cinq personnes se trouvent dans un état très grave et 24 autres dans un état grave. Le précédent bilan faisait état de 21 décès.
Un bilan susceptible d’évoluer
Les autorités se montrent prudentes. « Le bilan n’est pas définitif », a averti Oscar Puente, laissant entendre que le nombre de victimes pourrait encore augmenter au fil des opérations de secours et d’identification.
Face à l’ampleur de la catastrophe, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé qu’il se rendrait sur place dans la matinée. Le ministre des Transports était, quant à lui, déjà en route dès la nuit pour coordonner les premières mesures d’urgence.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de ce drame ferroviaire, l’un des plus meurtriers qu’ait connu l’Espagne ces dernières années.









