Les signaux de vigilance se multiplient autour de l’usage de substances psychoactives de synthèse consommées par vapotage chez les collégiens et lycéens. Les autorités sanitaires et éducatives observent une diffusion plus large de ces pratiques, avec des conséquences sanitaires parfois lourdes.
En cause, des liquides ou sprays intégrés dans des cigarettes électroniques jetables ou rechargeables, présentés sous des appellations variées et attractives. Ces produits contiennent des cannabinoïdes de synthèse, des molécules artificielles développées pour imiter les effets du cannabis tout en échappant aux cadres réglementaires classiques. Leur puissance peut être très supérieure au cannabis naturel, avec des effets difficiles à anticiper.
Leur circulation s’appuie largement sur les réseaux sociaux et des circuits de revente informels. Le conditionnement discret, les arômes ajoutés et les prix bas contribuent à une perception erronée de moindre dangerosité chez les jeunes publics.

Les professionnels de santé rapportent des cas d’intoxications aiguës chez des mineurs, y compris chez des adolescents n’ayant pas d’antécédents de consommation. Les symptômes décrits incluent hallucinations, confusion, crises d’angoisse, pertes de connaissance, nausées, vomissements et troubles cardiovasculaires. Certaines situations ont nécessité une prise en charge en urgence.
Face à cette évolution, des actions de prévention sont renforcées dans les établissements scolaires, avec des campagnes d’information, des interventions spécialisées et une mobilisation des équipes éducatives et médico-sociales. Les familles sont invitées à rester attentives aux changements de comportement, à maintenir un dialogue ouvert avec les adolescents et à solliciter rapidement une aide médicale en cas de malaise.
Des dispositifs d’accompagnement dédiés aux jeunes consommateurs existent, avec des consultations gratuites et confidentielles pour évaluer les usages et orienter vers une prise en charge adaptée.









