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Incidents bancaires : des frais trop élevés en France dénoncés par UFC-Que choisir

Cartes bancairesImage d'illustration.

Dans un communiqué de presse diffusé, ce mardi matin (7 juin 2022), l’association des consommateurs UFC-Que choisir dénonce des frais d’incidents bancaires beaucoup trop élevés en France. Lorsque vous avez un incident bancaire, comme le rejet d’un prélèvement, un découvert non autorisé ou un chèque sans provision, cela engendre des frais que vous devrez régler à votre banque. Cette situation est normale, mais pour l’association, ces frais sont beaucoup plus élevés qu’ailleurs.

Selon l’association de consommateurs, un rejet de prélèvement coutera 17 fois plus cher en France qu’en Allemagne, huit fois plus qu’en Italie et trois fois plus qu’en Belgique. L’association explique que cela implique une « scandaleuse ponction bancaire de 1,8 milliard d’euros sur le budget des consommateurs » et demande au gouvernement de « mettre au pas les excès des banques en matière de frais d’incidents ». En effet, un projet de loi pour la défense du pouvoir d’achat devrait être présenté par le gouvernement après les élections législatives.

En France, si un rejet de prélèvement est constaté, les frais sont plafonnés à 20 euros. Or, UFC-Que choisir remarque que ces frais sont systématiquement appliqués, peu importe la nature de l’incident. Parmi ces 20 euros, 8 seraient alloués à une « commission intervention » pour la gestion de l’incident. Mais l’association de protection des consommateurs à calculer qu’en moyenne, la durée de l’intervention était inférieur à 1 minute 30 et évalue les marges des banques françaises à 86%.

Pour UFC-Que choisir, le Gouvernement doit intervenir

UFC-Que choisir demande donc à ce que le gouvernement impose un plafond à 8 euros pour ces frais. « En cas de rejet de prélèvement, toutes les banques appliquent systématiquement des frais au plafond légal de 20 euros, signe d’une concurrence totalement inefficiente » explique l’association. « Dès lors que la concurrence ne fonctionne pas, les pouvoirs publics sont selon nous légitimes pour intervenir à réguler le marché » explique à l’AFP Matthieu Robin, chargé de mission Banque/ Assurance à l’UFC-Que choisir. Selon lui, les consommateurs pourraient gagner plus d’un milliard d’euros si cette baisse de plafond des frais étaient appliqués.

UFC-Que choisir dénonce aussi les frais « doublons ». En effet, les relances engendrent des frais supplémentaires, mais si le compte n’a pas été alimenté entre temps, de nouveaux frais viennent s’ajouter aux précédents, ne faisant qu’empirer la situation. L’association de protection des consommateurs estime ces doublons à 400 millions d’euros en 2020, et identifie deux banques qui « rétrocèdent automatiquement l’intégralité de la sur-ponction » à ses clients. L’association demande alors au gouvernement d’imposer « le remboursement automatique des frais de rejet de prélèvement en doublon. »

ZayActu.org

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