Hôpital Pierre Zobda Quitman.
Hôpital Pierre Zobda Quitman. Photo : Centre hospitalier Universitaire de Martinique

La Martinique vit en ce jeudi 25 novembre 2021 son quatrième jour de grève générale. Depuis lundi, de nombreux blocages sont mis en place sur différents axes routiers, stratégiques de l’île. Une situation qui entrave la libre circulation de tous et perturbe grandement la prise en charge des patients et par conséquent, met en jeu leur état de santé.

Alors que ces dernières semaines, la situation épidémiologique liée à la covid-19 semblait se stabiliser, le nombre des admissions pour covid-19 repart à la hausse selon le CHU de Martinique. Les capacités du service de réanimation déjà en tension, ont nécessité l’ouverture en fin de semaine dernière de 5 lits, grâce au concours de soignants de la réserve sanitaire (IDE notamment). Dix lits supplémentaires de médecine covid ont été réactivés depuis lundi.

Cette résurgence de l’activité covid-19 a lieu dans un contexte de tensions sociales extrêmement fortes sur le territoire. Il dépasse le cadre de la crise sanitaire. Le personnel soignant, administratif, logistique et technique tente de faire face à cette situation avec courage et engagement. Toutefois, l’absentéisme élevé, notamment les arrêts maladie, rend compliqué l’assurance de la continuité des soins. Ces blocages qui durent depuis lundi pénalisent la prise charge des patients et met en jeu leur état de santé. À titre d’exemple, le 23 novembre dernier, un tiers des séances de chimiothérapie et de radiothérapie n’a pas pu être réalisé pour non présentation des malades. De nombreuses consultations ont été également dû être reportée.

Activation du service minimum sur tous les sites du CHUM

Pour le CHU de Martinique, ces entraves mettent clairement en péril la continuité et la sécurité des soins à la population martiniquaise, à un moment où l’hôpital est de nouveau sous pression du covid-19. Les patients vulnérables qui souffrent de pathologies chroniques ou requièrent des soins aigus, ont besoin, au quotidien, de médecins, de soignants, de l’ensemble des hospitaliers contribuant à la chaîne de soin.

Dans ce contexte social actuel, la direction du CHUM et la CME sont contraints d’activer le service minimum sur l’ensemble des sites du CHUM afin de sécuriser les professionnels et les patients. Aujourd’hui, de grande difficultés à assurer la continuité des sois dans l’institution sont observées. Seules les prises en charge en urgence continuent donc d’être assurées. Les équipes sont invitées à réactiver les télé-consultations. Un dispositif qui prend immédiatement effet et fera l’objet d’une révision toutes les 24 heures.


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