La rencontre U19 disputée le 8 avril au stade de Case-Pilote continue de provoquer une vive émotion en Martinique. Des scènes de violences, impliquant de jeunes joueurs mais aussi des personnes extérieures, ont marqué cette rencontre opposant le CS Case-Pilote au Good Luck.
Dans un premier temps, le club du Good Luck a dénoncé des agressions physiques visant ses joueurs, évoquant des faits survenus sur et en dehors du terrain. Le club parle de jeunes encerclés, frappés, et de tensions prolongées après la rencontre.
De son côté, le CS Case-Pilote avance une version différente. Selon le club, les incidents auraient été déclenchés par un « envahissement du terrain » par des parents et supporters adverses, entraînant une rupture du dispositif de sécurité et une escalade des violences. Le club souligne également que les images diffusées en ligne ne permettent pas, selon lui, d’établir clairement les responsabilités.
Face à ces versions contradictoires, la réaction de la Ligue de Football de Martinique était attendue. L’instance indique avoir été informée de graves incidents survenus lors de cette rencontre.
Sans préjuger des responsabilités, qui seront déterminées dans le cadre de la procédure disciplinaire en cours, la Ligue exprime sa solidarité envers les jeunes joueurs et leurs familles. Elle rappelle qu’aucun pratiquant ne devrait être confronté à de telles situations dans un cadre sportif.
La LFM condamne avec la plus grande fermeté toute forme de violence, qu’elle provienne de joueurs, d’encadrants, de supporters ou de toute personne présente aux abords du stade. Elle insiste sur le caractère inacceptable de ces comportements, contraires aux valeurs fondamentales du football que sont le respect, le fair-play et la sécurité.
La Commission de discipline a été saisie et devra faire la lumière sur les faits. Par ailleurs, la Ligue rappelle qu’elle a engagé un programme de prévention des violences, avec des actions de sensibilisation destinées à l’ensemble des acteurs du football martiniquais.
Enfin, elle appelle à la responsabilité collective en cette fin de saison, rappelant que les stades doivent rester des lieux de transmission, de partage et de vivre-ensemble.










