Le révérend Jesse Jackson, l’un des visages les plus connus du mouvement américain pour les droits civiques, est décédé à 84 ans. Pasteur, orateur et stratège politique, il a été pendant des décennies une voix centrale des luttes pour l’égalité raciale, l’accès aux droits et la représentation politique des minorités.
Né en Caroline du Sud, il s’engage très tôt contre la ségrégation. Dans les années 1960, il rejoint l’entourage de Martin Luther King et participe activement aux grandes campagnes pour les droits civiques. Sa présence lors de mobilisations majeures et son rôle d’organisateur de terrain contribuent à installer sa notoriété à l’échelle nationale.
Après l’assassinat de Martin Luther King, Jesse Jackson poursuit le combat et structure ses propres réseaux militants. Il fonde plusieurs organisations dédiées à la justice sociale, à l’insertion économique et à la défense des droits des Afro-Américains. Ces structures mèneront des actions sur l’emploi, l’éducation, le vote et la lutte contre les discriminations.
Il franchit ensuite le cap politique en se présentant aux primaires présidentielles du Parti démocrate dans les années 1980. Ses campagnes, bien que non victorieuses, élargissent la participation électorale de nombreux électeurs issus des minorités et imposent de nouveaux thèmes dans le débat public américain, notamment l’égalité des chances et la justice économique.
Reconnu comme médiateur, il a aussi mené plusieurs interventions diplomatiques informelles à l’étranger pour obtenir des libérations de prisonniers et faciliter des négociations sensibles. Son influence dépassait ainsi le seul cadre des États-Unis.
Affaibli ces dernières années par des problèmes de santé, Jesse Jackson restait une référence morale pour de nombreux militants et responsables politiques. Son parcours demeure associé à l’histoire contemporaine des droits civiques et aux combats pour l’inclusion.











