Les faits se sont déroulés le mercredi 25 février 2026, vers 17h30, au sein de la résidence Pierre Chant à Chateauboeuf, à Fort-de-France. Ce jour-là, une mère se promenait avec sa fille de 5 ans et leur petit chien lorsqu’un autre chien, appartenant à un voisin de la résidence, s’en est pris à leur animal.
Selon le témoignage de la mère, la scène a été particulièrement brutale. Le chien aurait attaqué à plusieurs reprises l’animal de la fillette, sous les yeux de l’enfant. La petite fille n’a pas été mordue, mais la situation aurait pu être dramatique. D’après la mère, le chien de la famille se serait interposé, évitant ainsi que l’enfant ne soit directement attaquée.
Un animal grièvement blessé qui n’a pas survécu
Suite à l’agression, le chien a été transporté en urgence chez un vétérinaire et opéré. Malgré une intervention jugée réussie dans un premier temps, l’animal n’a finalement pas survécu à ses blessures. Il est décédé le 28 février, soit trois jours après l’attaque.
Les frais vétérinaires s’élèveraient à environ 1 000 euros, en plus du choc émotionnel important pour la famille. La mère explique que sa fille est aujourd’hui fortement traumatisée après avoir assisté à cette scène particulièrement violente.
Des démarches engagées auprès des autorités
La mère a entrepris plusieurs démarches afin que la situation soit examinée. Une plainte a finalement été déposée auprès de la gendarmerie de Schoelcher après un premier refus au commissariat, celui-ci estimant que l’enfant n’ayant pas été physiquement blessée, la plainte ne pouvait être enregistrée.
Un courrier a également été adressé au maire de Fort-de-France afin de signaler l’incident et demander des mesures de prévention concernant les propriétaires d’animaux potentiellement dangereux. La société de logement social SMHLM, gestionnaire de la résidence, a aussi été saisie par la famille.
Selon les informations communiquées, plusieurs plaintes auraient déjà été déposées par le passé concernant le chien mis en cause pour des comportements agressifs envers d’autres animaux et des enfants.
Le collectif Chiens Chats Martinique se mobilise
Face à la gravité des faits, le collectif Chiens Chats Martinique indique avoir alerté la presse afin que la situation soit portée à la connaissance du public. Ce collectif, composé de dix associations engagées dans la protection animale en Martinique, affirme suivre ce dossier avec sérieux et responsabilité.
Selon le collectif, cette démarche vise notamment à permettre aux différentes instances concernées, autorités, bailleur social et services compétents, de mesurer pleinement la gravité de la situation. Une procédure de constitution de partie civile serait également envisagée afin d’accompagner la victime dans le respect du cadre légal.
Le collectif précise enfin avoir pris contact avec la propriétaire du petit chien décédé afin de l’accompagner dans ses démarches.










