Radars incendiés en Martinique, deux hommes condamnés par la justice

Les dégradations visant les radars automatiques se sont multipliées en Martinique depuis la fin de l’année 2024. Deux hommes ont été condamnés cette semaine par le tribunal judiciaire de Fort-de-France pour la destruction volontaire de plusieurs équipements de sécurité routière.

Rédaction ZayActu
2 min de lecture

Les violences urbaines survenues à la fin de l’année 2024 en Martinique ont laissé des traces durables. Parmi les cibles récurrentes, les radars automatiques fixes de sécurité routière ont été particulièrement visés. Incendiés, vandalisés ou détruits, ces équipements ont subi des dégradations massives, entraînant la destruction quasi totale du parc de radars sur l’ensemble du territoire martiniquais.

Loin de s’arrêter avec la fin des troubles, ces actes de dégradation se sont poursuivis en 2025, poussant les autorités à renforcer les investigations judiciaires.

Une enquête menée par la gendarmerie

Sous l’autorité du parquet du tribunal judiciaire de Fort-de-France, une enquête pour dégradations et destructions volontaires a été confiée à l’Escadron Départemental du Contrôle des Flux (EDCF) du commandement de la gendarmerie de la Martinique.

Ce travail d’enquête a abouti, le mardi 13 janvier, à l’interpellation de deux individus. L’un d’eux était déjà incarcéré pour d’autres infractions au moment de son audition.

Placés en garde à vue, les deux suspects ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés, confirmant leur implication dans la destruction volontaire de plusieurs radars automatiques.

Des peines de prison prononcées

Déférés devant le tribunal judiciaire de Fort-de-France le mardi 14 janvier après-midi, les deux hommes ont été jugés dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

Ils ont été condamnés pour la destruction et la dégradation volontaire de huit radars automatiques implantés à différents points du territoire martiniquais. Les peines prononcées sont de six mois d’emprisonnement ferme pour le premier prévenu et de douze mois d’emprisonnement dont six avec sursis pour le second.

Le préfet de la Martinique s’était constitué partie civile en tant que représentant de l’État. Une audience ultérieure, fixée au 25 février 2026, devra permettre de déterminer le montant des dommages et intérêts civils liés à ces destructions.

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