L'actuMartiniqueSanté

Violences au CHUM : des plaintes également déposées par des membres de l’intersyndicale de la santé

Nouveau plateau technique la MeynardPlateau technique de PZQ. Photo réseaux sociaux

Mais que s’est-il réellement passé, le jeudi 24 mars 2022 dans la matinée à l’hôpital Pierre Zobda Quitman ? Une enquête a été ouverte par les forces de l’ordre afin de faire toute la lumière sur des faits gravissimes.

En effet, 6 agents de sécurité ont été aspergés au visage avec de la soude caustique, produit très corrosif, jeudi matin (24 mars 2022) à l’occasion de la première rencontre officielle entre le nouveau directeur général Jérôme Le Brière, et les organisations syndicales du CHU. Certains d’entre eux pris en charge rapidement aux urgences pourraient perdre définitivement la vue.

Du côté de l’intersyndicale mobilisée sur le site, Serge Aribo porte parole dénonce les affirmations qui mettraient en cause l’intersyndicale dans l’agression survenue au CHUM PZQ. Il indique que certains membres de l’intersyndicale ont subi des dommages corporels ayant entraîné des arrêts de travail. Des plaintes ont été déposées par les membres de l’intersyndicale. Pour l’heure, l’auteur des faits n’a pas encore été identifié.

Le jeudi 24 Mars s’est produit un incident grave au sein du CHU de Fort-de-France, alors qu’une délégation de l’intersyndicale s’est présentée en vue d’une rencontre avec le nouveau directeur général du CHUM Mr LE BRIERE.

Nous tenons à dénoncer fermement ces faits graves. L’accès à l’escalier menant à la salle de réunion située au premier étage de l’établissement est contrôlé par des agents dit de sécurité. Ils exigent la déclinaison d’identité de toute personne souhaitant accéder aux services d’administration du CHUM, alors qu’ils ne sont nullement qualifiés pour le faire (Rappel de la loi).
Nous dénonçons ce dispositif démesuré depuis plusieurs mois, car ces agents sont seuls sans jamais qu’un représentant de l’administration soit présent pour contrôler leurs agissements.
Cet important dispositif, d’agents dit de sécurité, déployé est en totale démesure en regard de la situation et crée des crispations inutiles pour tout agent du CHUM qui doit se rendre dans ces services.
Alors que des discussions avaient lieu dans l’escalier entre la délégation de l’intersyndicale et les agents de sécurité les empêchant d’accéder au 1er étage, une agression a été perpétrée au rez de chaussée par l’aspersion d’un produit toxique, non identifié à ce jour.
Ni les agents de sécurité, ni les membres de l’intersyndicale n’ont identifié la personne responsable de cette agression.
Il est important de Rétablir la vérité :
Cette agression a été subie tant du côté des agents de sécurité que des membres de l’intersyndicale dont plusieurs membres ont subi des dommages corporels ayant entrainé des arrêts de travail. Des plaintes ont été déposées par les membres de l’intersyndicale.
L’intersyndicale dénonce l’attitude des agents de sécurité à la suite de cette agression :
• Certains ont proférés des menaces ainsi que des insultes vers les membres de la délégation,
• Un autre a voulu nous frapper avec une chaise au point que ses propres collègues ont dû user de la force pour le contenir,
• L’un d’eux a sorti une arme blanche et a menacé d’aller chercher son fusil dans son véhicule suivi du départ de celui-ci en direction de son véhicule,
• Ces agents se sont ensuite regroupés comme une milice pour en découdre.
Ces faits sont condamnables, et doivent être eux aussi condamnés car exercés par des personnes employées pour soi-disant garantir notre sécurité. Nous nous permettons d’émettre des doutes sérieux sur la qualité et le professionnalisme de ces agents de sécurité employés par un prestataire extérieur au CHUM qui devraient tout comme les agents hospitaliers avoir l’obligation de fournir un casier judiciaire vierge.

Nous avons l impression sérieuse d’avoir été pris dans un guet-apens, commandité par qui ? Dans quel but ? Discréditer la lutte ?

Car le gouvernement, La direction du CHUM, Le préfet et l’ARS qui condamnent promptement et fermement ces faits prennent partie ouvertement pour le prestataire de service et ses employés. Ils gagneraient à chercher la véracité des faits et laisser la justice et les autorités compétentes se prononcer. (Intersyndicale de la santé)

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.