Au troisième trimestre 2025, l’activité économique en Martinique enregistre une baisse de 1,5 % sur un an, prolongeant le ralentissement amorcé à la fin de l’année 2024. Cette contraction est plus marquée que celle observée dans l’Hexagone hors Mayotte, où le recul est plus limité.
Le volume des heures rémunérées diminue dans la quasi-totalité des secteurs économiques. Seul le tertiaire non marchand parvient à se maintenir, jouant un rôle de stabilisateur dans un contexte économique tendu.
Le tertiaire marchand, principal moteur du recul
Le tertiaire marchand apparaît comme le principal contributeur à la baisse de l’activité. Le commerce recule de 2,6 %, l’hébergement-restauration de 2,4 %, tandis que le secteur de l’information-communication affiche une chute de 4,0 %.
La situation est encore plus dégradée dans la construction, en recul de 6,5 %, et dans l’industrie, qui baisse de 2,3 % sur un an. À l’inverse, le tertiaire non marchand progresse de 1,4 % hors service public, limitant partiellement l’impact global.
Un marché de l’emploi toujours sous tension
L’emploi salarié demeure stable mais à un niveau bas, avec 131 400 emplois recensés au troisième trimestre 2025, un volume proche de celui observé à la sortie de la crise sanitaire en 2022.
Le secteur public enregistre une légère progression de l’emploi (+0,5 %), tandis que le secteur privé recule (-0,3 %). L’intérim poursuit également sa baisse, avec un recul de 2,2 % par rapport au trimestre précédent, traduisant une prudence persistante des entreprises.
Tourisme : la fréquentation hôtelière poursuit son recul
La fréquentation hôtelière diminue une nouvelle fois au troisième trimestre 2025. Le nombre de nuitées s’établit à 241 200, en baisse de 2,9 % sur un an. Cette évolution s’explique principalement par le repli de la clientèle en provenance de France hexagonale, pilier du tourisme martiniquais.
Une conjoncture toujours fragile
Hausse des défaillances d’entreprises, activité en recul et emploi atone dressent un tableau économique préoccupant pour la Martinique à l’approche de 2026. Les prochains mois seront décisifs pour évaluer la capacité du territoire à enrayer cette dynamique et à relancer durablement son économie.









