L’incident s’est produit samedi soir alors qu’un avion long-courrier d’Air France venait tout juste de décoller de la Martinique en direction de Paris-Charles-de-Gaulle.
Vers 21 heures, alors que l’appareil survolait encore l’île, une anomalie technique est survenue sur l’un des réacteurs. Des flammes ont été aperçues depuis le sol, provoquant de nombreuses réactions et interrogations parmi les témoins.
Face à la situation, le commandant de bord a immédiatement appliqué les procédures de sécurité et décidé de faire demi-tour afin de revenir vers l’aéroport Aimé-Césaire.
« On était sous le choc » : la peur à bord
Dans la cabine, l’événement a rapidement créé un climat d’inquiétude. Une passagère raconte avoir été réveillée par un phénomène inhabituel avant de comprendre la situation.
« J’ai commencé à m’endormir et j’ai vu un flash. Je ne comprenais pas ce qui se passait. Quand on a réalisé que du feu sortait dans l’un des réacteurs, tout le monde a commencé à paniquer. On était sous le choc, et le plus stressant, c’étaient les enfants. Le pilote a indiqué qu’il y avait un problème sur l’un des réacteurs, mais finalement la compagnie a bien géré la situation, même si c’était super stressant. »
Malgré la tension, l’équipage a maintenu le calme à bord et informé régulièrement les passagers durant le retour.
Un retour sécurisé au Lamentin
Avant son atterrissage, l’avion a effectué plusieurs manœuvres au-large afin de préparer son retour dans des conditions opérationnelles normales.
L’appareil s’est finalement posé sans difficulté à l’aéroport Aimé-Césaire, où les équipes de secours étaient mobilisées par mesure de précaution. Aucun blessé n’a été signalé.
Les premières constatations évoquent un dysfonctionnement moteur temporaire ayant provoqué des flammes visibles sans qu’un incendie ne se déclare.
Un précédent incident début janvier
Cet événement intervient quelques semaines après une situation comparable. Le 5 janvier dernier, un Airbus A330 d’Air Caraïbes avait lui aussi été contraint de faire demi-tour peu après son décollage depuis la Martinique pour des raisons similaires. L’appareil avait alors atterri sans difficulté, sans faire de blessé.
Des vérifications techniques en cours
Une inspection approfondie doit désormais permettre de déterminer précisément l’origine de l’incident survenu samedi soir.
Si ces situations peuvent impressionner, elles restent encadrées par des protocoles stricts de sécurité aérienne permettant aux équipages d’assurer un retour au sol dans des conditions maîtrisées.










