Les consommateurs habitués aux plateformes de vente en ligne internationales devront s’adapter à un nouveau dispositif fiscal. Dès le 1er mars 2026, une taxe forfaitaire concernera les colis importés depuis des pays hors Union européenne lorsque leur valeur reste inférieure à 150 euros.
Contrairement à une idée répandue, cette taxation ne s’applique pas par colis mais par article présent à l’intérieur de l’envoi. Ainsi, un paquet contenant plusieurs produits verra le montant total augmenter en fonction du nombre d’objets commandés.
Une réponse à l’explosion des petits colis
Ces dernières années, les commandes issues de plateformes étrangères ont fortement progressé, entraînant une hausse importante du volume de colis traités par les services douaniers. La nouvelle mesure vise à mieux encadrer ces flux tout en répondant aux préoccupations des commerçants européens face à la concurrence des produits importés à très bas prix.
Les autorités entendent également renforcer les capacités de contrôle sur ces marchandises, souvent expédiées individuellement directement aux consommateurs.
Un impact indirect pour les acheteurs
Officiellement, la taxe doit être réglée par les plateformes ou les vendeurs. Toutefois, son coût pourrait être intégré aux prix affichés ou aux frais de livraison. Les consommateurs pourraient donc constater une augmentation progressive du montant de certaines commandes, sans forcément voir apparaître une ligne spécifique lors du paiement.
Une évolution appelée à se renforcer
Cette taxation s’inscrit dans une transformation plus large des règles encadrant le commerce en ligne international. D’autres ajustements sont envisagés afin d’harmoniser les pratiques au niveau européen et de limiter les importations de faible valeur.
Pour les acheteurs réguliers sur les sites étrangers, cette évolution pourrait marquer la fin des commandes à très bas coût expédiées depuis l’extérieur de l’Union européenne.










