Un drame rare s’est produit la semaine dernière en Martinique. Une personne a perdu la vie après avoir été mordue par un trigonocéphale, serpent venimeux endémique de l’île. Un décès lié à ce type d’envenimation n’avait plus été enregistré depuis près de vingt ans, soulignant le caractère exceptionnel de cette issue.
Chaque année, entre 20 et 30 morsures de trigonocéphale sont pourtant recensées sur le territoire. Dans la grande majorité des cas, les victimes survivent grâce à une prise en charge médicale rapide et à l’administration d’un traitement adapté.
Une urgence médicale absolue
Le facteur déterminant reste le délai d’intervention. Plus la victime est transportée rapidement vers un établissement hospitalier, plus les chances de survie augmentent. Le Centre hospitalier universitaire de Martinique dispose d’un antivenin spécifique, administré selon des protocoles médicaux stricts.
Les spécialistes rappellent que les premières minutes suivant la morsure sont cruciales. Une réaction inadaptée peut aggraver la situation et compliquer la prise en charge médicale.
Les bons gestes à adopter
En cas de morsure ou de suspicion de morsure de serpent, plusieurs réflexes doivent être respectés :
rester calme afin de limiter la diffusion du venin dans l’organisme,
immobiliser le membre touché,
appeler immédiatement le 15 pour une prise en charge médicale.
Certaines pratiques restent formellement déconseillées :
ne pas poser de garrot,
ne pas inciser la plaie,
ne pas appliquer de glace ou tenter d’aspirer le venin.
Les autorités sanitaires insistent sur un message simple : seul un traitement hospitalier permet une prise en charge efficace.
Ce décès rappelle que, malgré leur rareté, les accidents liés au trigonocéphale peuvent avoir des conséquences graves et nécessitent une vigilance constante, notamment lors des activités en milieu naturel.
Nos sincères condoléances sont adressées aux proches de la victime.











