L’entreprise postale française traverse une nouvelle zone de turbulences numériques. Sur son site internet, La Poste a indiqué, jeudi 1er janvier, être confrontée à une attaque informatique affectant le fonctionnement de ses services en ligne.
Dans un premier message, le groupe précisait que cette situation entraînait « des difficultés d’accès ou de fonctionnement de nos services en ligne ». Le suivi de colis était notamment indisponible, sans impact sur les livraisons. La Poste assurait alors que « la distribution des colis et des courriers continue à s’effectuer ainsi que la remise des instances en bureau de poste ».
Quelques heures plus tard, le message publié sur le site officiel a été modifié, mentionnant plus sobrement que « le site est indisponible », sans davantage de précisions sur la nature exacte de l’attaque ou sa durée prévisible.
Cette nouvelle perturbation intervient dans un contexte déjà sensible. Juste avant Noël, La Poste avait été la cible d’une attaque par déni de service, un procédé visant à saturer les serveurs afin d’en bloquer ou ralentir l’accès. Fait notable, cette attaque s’était inscrite dans la durée, débutant le lundi 22 décembre et provoquant des dysfonctionnements jusqu’au vendredi suivant, une situation inhabituelle pour ce type d’offensive.
Le parquet de Paris avait alors ouvert une enquête, confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure et à l’unité nationale cyber. Les autorités avaient confirmé que l’attaque avait été revendiquée par le groupe de hackers prorusses NoName057(16), déjà connu pour de multiples actions visant principalement l’Ukraine et plusieurs pays alliés, dont la France.
À ce stade, aucun lien officiel n’a été établi entre les deux incidents. La Poste n’a pas communiqué sur l’identité des auteurs présumés de cette nouvelle cyberattaque ni sur d’éventuelles fuites de données.









