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Les 4 militants poursuivis encourent une peine de 7 années d’emprisonnement

4 militants étaient déférés au palais de justice à Fort-de-France, ce jeudi en comparution immédiate. À la suite de cette audience, il a été décidé de placer deux d'entre eux en détention provisoire en attendant leur procès. Deux sont laissés libres sous contrôle judiciaire. Les 4 prévenus encourent une peine de 7 années d'emprisonnement.

Hier (jeudi 4 mars 2021), 4 militants ont été déférés au palais de justice à Fort-de-France. Une audition qui aura duré toute la journée. Au final, deux d’entre eux ont dormi derrière les barreaux à Ducos hier soir. En effet, ils ont été placés en détention provisoire. Les deux autres sont laissés libres, mais sous contrôle judiciaire en attente de leur procès le 24 mars prochain.

Dans un communiqué de presse, le procureur de la République, Renaud Gaudeul informe qu’il est reproché à ces 4 militants des « faits de nature délictuelle commis entre le 12 et le 14 février au sein de la distillerie JM et aux abords de la compagnie de gendarmerie de Trinité. Les faits reprochés sont de l’ordre de tentative d’extorsion de signature, de dégradation en réunion, rébellion, violences avec arme en réunion suivies d’incapacité totale de travail inférieure ou égale à 8 jours, violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, refus de se soumettre au prélèvement biologique destiné à l’identification de son empreinte génétique par une personne soupçonnée d’infraction entraînant l’inscription au FNAEG refus de se soumettre aux opérations de relevés signalétiques intégrés dans un fichier de police par personne soupçonnée de crime ou de délit… »

Les 4 prévenus encourent une peine de 7 années d’emprisonnement

Dans ce même communiqué, il est indiqué qu' »à l’audience qui s’est tenue hier, ils ont tous les quatre demandé et obtenu un délai pour préparer leur défense, ainsi que le prévoit la loi. Le tribunal a ainsi expliqué en rendant son délibéré que la détention provisoire des deux militants étaient nécessaire en particulier dès, lors qu’il leur était reproché d’avoir commis, juste après avoir été libérés d’une première mesure de garde à vue portant sur les faits des 12 et 13 février dernier, de nouveaux actes violents, en agressant le dimanche 14 février un salarié de la distillerie venu témoigner à la gendarmerie de Trinité. »

« Je ne peux que rappeler que toute personne qui s’estime victime d’une infraction peut déposer plainte ; qu’en l’occurrence, s’agissant de l’usage de ce pavillon dit des quatre serpents, j’ai été rendu destinataire de plusieurs plaintes en décembre 2017, dont une émanant de l’une des personnes aujourd’hui poursuivie. J’ai répondu à ces courriers, en précisant aux plaignants les démarches judiciaires à suivre et en leur posant plusieurs questions et demandes de précisions indispensables pour apprécier le caractère avéré des faits dénoncés. A ma connaissance, aucune réponse n’a jamais été donnée à mon courrier.  On ne peut dans ces conditions arguer d’une absence de réponse judiciaire pour expliquer une action violente et destructrice.  Dans un Etat de droit, ni la violence, ni les destructions ne sont légitimes et acceptables » indique Renaud Gaudeul.

La réaction du Komité 13 janvié suite à l’incarcération des deux militants

Les juges français, égalant leurs prédécesseurs appliquant le code noir, ont franchi ce jour un nouveau pas en incarcérant deux militants dont le seul crime a été de refuser l’apologie de l’esclavage, crime de l’humanité.

Comme depuis janvier 2020, la journée du 4 mars a été émaillée de violations des droits des Martiniquais à assister à un procès, à manifester devant le Palais de Justice sans subir des charges extrêmement violentes des gendarmes et policiers.

La justice française qui a pris une claque le samedi 27 février par la mise en cause de sa partialité pro-béké et son incapacité à poursuivre les empoisonneurs de Martinique et des Martiniquais-es, se venge en jetant en prison des militants qui refusent son injustice basée sur la race et le déni des crimes français en Martinique depuis 1635.

La jeunesse Martiniquaise n’a pas peur de vous, de vos policiers, gendarmes, procureurs et juges au service des békés, descendants d’esclavagistes.

Vous vous arrogez le droit de blesser, emprisonner, torturer et tuer comme ils l’ont toujours fait.

Mais les Martiniquais n’ont plus peur de vous, de vos bâtons, de vos fusils, gaz lacrymogènes, de vos procès et vos prisons.

Nous ne cesserons de protester contre l’apologie du crime de l’esclavage et le mépris de nos ancêtres.

Nous n’allons pas cesser de dénoncer les empoisonneurs et leurs complices.

Tous ceux qui nient notre dignité, notre humanité n’auront pas de répit.

Le KOMITE DU 13 JANVYE 2020 dénonce avec force cette nouvelle atteinte à la liberté des martiniquais et ce soutien de la justice française pour les apologistes de l’esclavage.

Le K130120 appelle les Martiniquais à se mobiliser pour arracher ces deux militants des geôles coloniales en répondant aux actions qui seront bientôt annoncées.

A BAS L’APOLOGIE DU CRIME DE L’ESCLAVAGE, CRIME CONTRE L’HUMANITE.

A BAS LA REPRESSION COLONIALE

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE MARTINIQUAIS POUR LA LIBERTE ET LA DIGNITE.

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