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Vers un déboulonnage des statues à Fort-de-France ? Le maire réagit

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on y voit un groupe de personnes devant la statue d'Esnambuc à Fort-de-France demandant au maire de le retirer sous peine de le faire eux-même avant une date donnée. Didier Laguerre réagit par l'intermédiaire d'un communiqué de presse.

Suite aux évènements malheureux qui se sont produits au centre-ville à Fort-de-France les 16 et 17 juillet dernier, les deux statues présentes sur la Savane de la ville capitale, à savoir Joséphine de Beauharnais et d’Esnambuc ont été incendiées. Puis, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, on y voit un groupe de personnes demandant au maire, Didier Laguerre de retirer ces statues sous peine de le faire eux-même avant une date donnée, sachant que ce sujet avait été évoqué au Conseil municipal quelques heures auparavant.

Suite à ça, Didier Laguerre, le maire de Fort-de-France explique dans un communiqué de presse comprendre l’impatience de certains, mais n’acceptera aucune injonction…

« C’est avec étonnement que j’ai vu circuler sur les réseaux sociaux une vidéo d’un groupe de personnes sommant la ville de Fort-de-France d’enlever la statue de Joséphine de Beauharnais et ainsi qu’une invitation à un déboulonnage collectif le 26 juillet prochain. Si je comprends l’impatience, eu égard à l’actualité pour le moins difficile que nous sommes en train de vivre, j’accepte beaucoup moins le calendrier que certains veulent imposer au Conseil municipal de Fort-de-France[…] J’entends le cri de cette jeunesse, j’entends la colère face aux injustices auxquelles elle est confrontées, je perçois le cri de celles et ceux qui se sentent agressés dans leur âme, dans leur être, mais aujourd’hui, j’ai du mal à entrevoir ce que veulent certains. Le chaos ? Le désordre pour notre pays ? Aujourd’hui, il n’est pas question que je réponde à l’injonction de qui que ce soit. J’ai déjà démontré ma volonté de dialoguer, d’écouter et de construire tous ensemble, dans la plus large concertation. Je demeure un homme épris de démocratie, respectueux des droits humains et de la règle, un progressiste[…] Nous avons le devoir de respecter le travail collectif de la Commission qui mobilise des femmes et des hommes ayant accepté de consacrer du temps au devoir mémoriel, dans la sérénité. Je saurai prendre mes responsabilités à chaque fois que des destructions seront opérées dans l’espace public de la ville dont j’ai l’honneur d’assurer les fonctions de premier magistrat.

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