Hommage à Patrick Saint-Éloi, 6 ans après sa disparition

Patrick Saint-Éloi l’une des voix les plus connus du zouk et artiste guadeloupéen de renom, nous a quittés le 18 septembre 2010 des suites d’un cancer. #ZayRadio, souhaite lui rendre un brillant hommage.

Né à Pointe-à-Pitre, Patrick Saint-Eloi n’est autre que le chanteur de charme du groupe Kassav’ dont la renommée internationale n’est plus à faire.

Dès son plus jeune âge, Patrick ressent l’appel irrésistible de la musique et évolue au sein de divers groupes en Guadeloupe. A 17 ans, il quitte son île natale pour Paris afin d’atteindre le but qu’il s’est fixé : vivre de la musique.

Multi-instrumentiste (guitare, batterie, percussions), il commence à s’intéresser au chant. Il devient le chanteur du groupe Venus One et est très vite remarqué par Pierre-Edouard et Georges Décimus, qui sont à la recherche d’un jeune chanteur pour le groupe qu’ils sont en train de fonder : Kassav’.


C’est ainsi que démarre la véritable carrière de Patrick Saint-Eloi, qui participera aux enregistrements de la plupart des albums du groupe, dont il devient le “crooner”, le “love song singer” attitré. Les disques d’or se succéderont et donneront au groupe l’occasion de se produire dans le monde entier. Dans beaucoup de pays Kassav’ est alors le groupe français le plus connu.

Dès 1982, Patrick se lance dans une carrière solo et enregistre son premier album, « Mizik cé lanmou », qui connaîtra un succès retentissant auprès du public antillais. Les albums qui suivront ne feront qu’accroître et légitimer le style Saint-Eloi :1984 « Zouké » en 1984, « Bizouk » en 1992, « Zoukamine » en 1994, « Lovtans » en 1998, … Les scores enregistrés à chaque sortie d’album (de 50 à 85000 exemplaires) sont là pour témoigner de la notoriété dont l’attachement du public à sa personne.

En marge du travail avec Kassav’ et des enregistrements solos, Patrick Saint-Eloi compose des titres pour de nombreux artistes : Edith Lefel, Ralph Thamar, Jocelyne Béroard, Tanya Saint-Val, …
Il dit être influencé par la musique traditionnelle de son pays (le gwo ka) mais aussi par la musique brésilienne. Des compositeurs tels que Djavan, Gilberto Gil ont ses faveurs; il fond sous le charme des chansons de Cesaria Evora, avec laquelle il chantera « Sodade » en duo à l’occasion de l’émission Taratata.

Pour avoir donné du sens et de la valeur à ses chansons et, plus généralement, au zouk, c’est fort logiquement que Patrick Saint-Eloi a été récompensé par divers prix parmi lesquels : Prix Sacem Guadeloupe (pour l’ensemble de sa carrière), Prix Sacem Paris (membre d’honneur), Centre Des Arts Guadeloupe (meilleur concert live), Prix Spécial Sacem Martinique.

Mais une de ses plus belles récompenses c’est l’Olympia qui la lui donne en octobre 2000 : Cette salle mythique l’accueille pour un concert inoubliable devant un parterre bondé. Un disque, « Live à l’Olympia », est là pour le rappeler.
A ce stade de sa carrière, Patrick prend ses distances d’avec Kassav’ et sort « Swing Karaïb », l’album de la maturité.
En février 2005, quelques jours avant la Saint-Valentin, Patrick Saint-Eloi revient avec un nouvel album au titre sans équivoque : « Plézi », une longue et douce ode à la sensualité.

En 2007, pour fêter ses 25 ans de carrière, il nous offre le premier volume d’un Best-of « ZOUKOLEXION », 30 titres dont 4 inédits Pour l’occasion, il a enflammé le Zénith le 16 juin 2007 à Paris.

2008 fut l’année de la sortie de l’album ZOUKOLEXION Vol. 2.

il décède le 18 septembre 2010 , des suites d’une longue maladie.

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